Une pelleteuse sur le site d'une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth, le 28 mars 2025. Photo Mohammad Yassine / L'OLJ
Après le lancement, tôt vendredi matin, de deux roquettes en direction de la localité de Kiryat Shmona, dans le nord d'Israël, l'État hébreu a mis à exécution sa menace de riposter sur Beyrouth à toute attaque contre la Galilée. L'aviation israélienne a ainsi mené, dans la foulée, un riposte qui a fait au moins six morts au Liban-Sud, et une frappe aérienne sur un bâtiment de Hadath, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, qu'elle avait appelé à évacuer une heure auparavant, provoquant chaos et panique.
Ce nouvel enchaînement de violences a commencé vers 7h du matin, avec le tir, non-revendiqué, de deux roquettes en direction de Kiryat Shmona, village de Galilée qui fait face, côté libanais, à Houla, dans le caza de Marjeyoun. Le Hezbollah s'est rapidement dédouané de toute implication, accusant Israël de trouver des « prétextes suspects » pour continuer à frapper le Liban. Le président libanais Joseph Aoun, reçu à Paris, a de son côté assuré que « tout indique » que « le Hezbollah n'est pas responsable » de ces tirs.
L'armée libanaise a, elle, dit avoir retrouvé le site du lancement près de Qaaqaïyet el-Jisr, dans le caza de Nabatiyé, au nord du Litani.
« Il n'y aura pas de calme à Beyrouth »
Cela n'a pas empêché le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, de lancer de nouvelles menaces : « Si le calme ne règne pas dans les localités de Galilée, il n'y aura pas de calme à Beyrouth ». « Nous ne permettrons pas un retour à la réalité d'avant le 7-Octobre. Nous allons assurer la sécurité des habitants de Galilée et agirons avec force face à toute menace », a-t-il ajouté en référence à l'attaque sans précédent du mouvement Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023. Israël frappera « partout au Liban contre toute menace », a ensuite déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Alors que des tirs d'artillerie avaient visé, dès la matinée, plusieurs villages du Liban-Sud, mettant le feu à une école de Khiam et plusieurs maisons en préfabriqué à Houla, l'aviation israélienne a lancé une vague de frappes sur la région, notamment sur les hauteurs du caza de Jezzine et la région de Nabatiyé. Ces raids ont atteint une maison de Kfar Tebnit, dans le centre du village, où un bilan toujours préliminaire du ministère libanais de la Santé a fait état de trois morts, dont une femme, et 18 blessés, dont trois enfants. À Yohmor el-Chakif, une première frappe a fait au moins un mort, selon les informations de notre correspondant local Mountasser Abdallah. Une seconde, menée avec un drone, a, elle, tué deux ouvriers syriens. L'aviation israélienne a aussi mené une frappe entre les localités de Hadatha et Tayri, dans le caza de Bint Jbeil. Cette frappe a fait deux blessés, selon le ministère libanais de la Santé. Un drone israélien a aussi largué une bombe sur une structure préfabriquée dans la localité de Yaroun (Bint Jbeil).
Frappe sur la banlieue sud de Beyrouth
Vers midi, le porte-parole arabophone de l'armée israélienne, Avichay Adraee, a publié un appel à quitter les lieux, le premier du genre depuis l'entrée en vigueur de la trêve le 27 novembre 2024, visant un bâtiment de Hadath, situé près de deux écoles. Après plus d'une heure de chaos et des panique dans la région, alors que les habitants tentaient de partir malgré le trafic, et au moins trois tirs d'avertissement menés avec des drones, l'aviation israélienne a frappé le bâtiment identifié, qui s'est totalement écroulé. Au moins un blessé grave a été hospitalisé à l'hôpital Sainte Thérèse, situé à moins d'un kilomètre du bâtiment, selon le directeur de l'établissement, Élie Hachem.
Immédiatement après les frappes, l'armée israélienne a affirmé avoir visé une « infrastructure de stockage de drones utilisée par l'unité aérienne 127 du Hezbollah », dénonçant les tirs de roquettes du matin qui sont une « violation du cessez-le-feu ».
Ces frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, les premières depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu il y a quatre mois, n’ont pour l’instant eu que peu d’impact sur le calendrier des vols des compagnies aériennes desservant l’Aéroport international de Beyrouth (AIB), selon les informations publiées sur son site, en complément de celles de deux sources au sein d’agences de voyage. Seules deux compagnies aériennes, les allemandes Eurowings et Condor, ont détourné leurs vols Düsseldorf-Beyrouth vers Chypre.
Cette escalade a eu lieu alors que le président libanais, Joseph Aoun, se trouvait à Paris, pour une réunion avec son homologue français, Emmanuel Macron, à laquelle se sont également joints les présidents grec et chypriote, et par visioconférence, le président syrien par intérim, Ahmad el-Chareh.



Le Francophone vous avez parfaitement raison. Soit des palestiniens soit des hezbolliens, Faut pas chercher midi à quatorze heures. Ce petit pays paradisiaque qu’est le Liban, devra un jour choisir son protecteur pour connaître la paix, la vraie. Soit du côté Iran helas, soit du côté USA / France. Genre on touche pas au Liban c’est tout. Genre USA / Israël !!! Genre tu touche à mon petit frère je te tape. Comme au lycée, à 10 ans. Faute du contraire, le Liban ne connaîtra point la paix, et les générations avenir ne seront que des dégénérations difíciles a dompter. Malheureusement.
06 h 15, le 29 mars 2025