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Dernières Infos - Égypte

Le militant emprisonné Alaa Abdel Fattah entame une grève de la faim


Une femme tenant une pancarte appelant à la libération du militant des droits humains égypto-britannique Alaa Abdel Fattah lors d'une manifestation à Dubaï, le 9 décembre 2023. Photo d'illustration AFP

Le militant des droits humains égypto-britannique Alaa Abdel Fattah, emprisonné, a entamé une grève de la faim début mars après l'hospitalisation de sa mère qui avait cessé de s'alimenter en septembre, a annoncé vendredi sa famille.

Alaa Abdel Fattah a commencé sa grève à la prison de Wadi al-Natroun, à l'ouest du Caire, « le samedi 1er mars après avoir appris que sa mère avait été hospitalisée » à Londres, où elle tente de faire pression sur le gouvernement britannique pour que son fils soit libéré.

Abdel Fattah a été arrêté en 2019, puis condamné la même année à cinq ans de prison pour « diffusion de fausses nouvelles » après avoir partagé une publication sur Facebook sur des allégations de torture dans les prisons égyptiennes.

Sa mère, âgée de 68 ans, avait entamé une grève de la faim en septembre après avoir appris, alors que son fils avait effectué sa peine, que les autorités avaient décidé de ne pas compter ses deux années de détention provisoire.

Après son hospitalisation 25 février dans un hôpital londonien, ses proches ont annoncé mercredi qu'elle avait assoupli sa grève de la faim.

Désormais, elle ingérera 300 calories par jour, via l'absorption d'une solution liquide, mais elle s'interdit toujours de manger des aliments solides. Les médecins avaient averti auparavant que sa glycémie et sa tension artérielle étaient tombées à des niveaux dangereusement bas.

Mme Soueif a déclaré qu'elle avait reçu de « l'espoir » après que le Premier ministre britannique Keir Starmer a téléphoné fin février au président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, et « insisté » auprès de lui « pour la libération » de l'opposant.

La dernière grève de la faim d'Abdel Fattah remonte à 2022, lorsqu'il a survécu avec 100 calories par jour pendant sept mois.

« Ma famille est dévastée par le fait qu'Alaa soit maintenant en grève de la faim en prison », a déclaré sa sœur, Sanaa Seif, dans un communiqué.

« Mais je comprends à quel point il se sent désespéré là-bas » alors « que notre mère se laisse mourir de faim pour essayer de le faire sortir ».

Considéré comme un symbole des prisonniers politiques égyptiens, le militant a passé la majeure partie de la dernière décennie derrière les barreaux.

Des groupes de défense des droits de l'homme et des politiciens ont appelé le président Sissi à lui accorder une grâce.

En 2022, M. Sissi avait relancé un comité de grâce présidentielle qui a permis la libération d'un certain nombre de prisonniers politiques de premier plan, dont l'avocat de M. Abdel Fattah, Mohamed al-Baqer.

Le gouvernement a depuis libéré des centaines d'autres personnes qui se trouvaient en détention provisoire.

Mais les groupes de défense des droits humains estiment que des dizaines de milliers de prisonniers politiques restent derrière les barreaux, ce que le gouvernement nie.

Le militant des droits humains égypto-britannique Alaa Abdel Fattah, emprisonné, a entamé une grève de la faim début mars après l'hospitalisation de sa mère qui avait cessé de s'alimenter en septembre, a annoncé vendredi sa famille.Alaa Abdel Fattah a commencé sa grève à la prison de Wadi al-Natroun, à l'ouest du Caire, « le samedi 1er mars après avoir appris que sa mère avait été hospitalisée » à Londres, où elle tente de faire pression sur le gouvernement britannique pour que son fils soit libéré.Abdel Fattah a été arrêté en 2019, puis condamné la même année à cinq ans de prison pour « diffusion de fausses nouvelles » après avoir partagé une publication sur Facebook sur des allégations de torture dans les prisons égyptiennes. Sa mère, âgée de 68 ans, avait entamé une grève...