Ali Hassan Khalil, député du mouvement chiite Amal. Photo tirée de son compte X.
Le député Ali Hassan Khalil, du mouvement chiite Amal et bras droit du président du Parlement, Nabih Berry, a affirmé mercredi que les Libanais avaient besoin de « réconciliation et de transparence autour d'une vision nationale pour le Liban », au moment où le Hezbollah est particulièrement affaibli par sa guerre contre Israël.
Le gouvernement a « la responsabilité de libérer la terre par tous les moyens, comme le stipule la déclaration ministérielle », a déclaré Ali Hassan Khalil, cité par l'Agence nationale d'information (ANI, officielle). Le mouvement Amal a accordé sa confiance au nouveau gouvernement de Nawaf Salam, qui s’est engagé à œuvrer pour la libération du Liban-Sud de l’occupation israélienne.
« Il est essentiel d’adopter une logique d’unité nationale, car ce pays ne peut être gouverné par la domination, mais sur la base de la coopération, de l’équilibre et de la compréhension entre tous, afin de consolider la situation intérieure et de redonner au Liban sa place sur la carte arabe et régionale », a-t-il fait valoir. « Nous devons comprendre qu’il n’est plus acceptable de rester dans la stagnation politique. Nous devons bien accueillir les appels au dialogue, a-t-il ajouté. Nous avons besoin de réconciliation et de transparence sur une vision nationale pour un Liban qui doit offrir une protection à tous. Cela permettra de poser les bases d’un projet national stratégique à long terme ».
Lors du vote de confiance au gouvernement, le discours du chef des Kataëb, Samy Gemayel, s'est démarqué en consacrant la totalité de son intervention à un appel pour la tenue d’une « conférence nationale de vérité et de réconciliation » afin de « mettre sur la table les appréhensions de toutes les composantes politiques » dans le but de pouvoir « édifier un État ». Son intervention a été saluée par de nombreux observateurs et protagonistes.
Ali Hassan Khalil a encore dit : « Nous restons clairement engagés dans la mise en œuvre de la résolution 1701. Celui qui viole ce texte et toutes ses annexes, c’est l’ennemi israélien. Celui qui viole, attaque et occupe, c’est l’ennemi israélien ». Adoptée en 2006 à l’issue d’une précédente guerre entre Israël et le Hezbollah, la résolution 1701 confère explicitement à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) et à l’armée libanaise le pouvoir d’opérer et de maintenir la paix le long de la Ligne bleue, qui délimite la frontière entre les deux pays. Elle stipule également que le Hezbollah doit être tenu à l’écart de la frontière, en échange du respect par Israël de la souveraineté libanaise.
Ali Hassan Khalil s'exprimait lors des funérailles du père du mufti de Tyr et Jabal Amel, cheikh Hassan Abdallah. «Toute présence israélienne sur le territoire libanais est une occupation directe, que nous ne pouvons en aucun cas ignorer», a-t-il encore dit. Citant l'imam Moussa Sadr, fondateur d'Amal, le député a affirmé qu'« il n'y a pas de paix pour le Liban sans la paix dans le Sud », une région où l'armée israélienne maintient des positions sur cinq sites stratégiques, après l'expiration du délai fixé au 18 février pour le retrait total de ses troupes.


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