Ali Abdula, 16 ans, guide son âne transportant ses deux jeunes frères et sœurs, tous deux souffrant de malnutrition, devant les personnes faisant la queue pour s'inscrire à l'aide dans un camp de personnes déplacées à Agari, dans le Sud-Kordofan, le 17 juin 2024. Photo AFP/GUY PETERSON
Les dirigeants du Soudan du Sud attisent la violence et l'instabilité dans la jeune nation, selon un rapport critique des Nations unies publié vendredi.
L'Etat le plus jeune de la planète, riche en pétrole mais extrêmement pauvre, est miné par les luttes de pouvoir, la corruption et les conflits ethniques.
Plus tôt ce mois-ci, des affrontements ont éclaté dans deux régions, faisant selon l'ONU des morts parmi les civils, blessant un casque bleu, et faisant des milliers de déplacés selon Human Rights Watch, qui craint une "dangereuse escalade du conflit."
Le rapport de 24 pages de la Commission des droits de l'homme des Nations unies au Soudan du Sud, qui s'appuie sur des enquêtes menées en 2024, des réunions avec des responsables locaux, des documents en source ouverte et des informations médico-légales, "révèle comment les élites politiques et militaires continuent d'attiser la violence et l'instabilité".
Yasmin Sooka, présidente de la commission, a condamné les dirigeants qui "poursuivent leurs contestations violentes à travers le pays et qui manquent lamentablement à leurs obligations envers le peuple du Soudan du Sud".
L'enquête a identifié des schémas similaires de "violations flagrantes" en 2024, "impliquant souvent les mêmes entités publiques et militaires".
"Les violences sexuelles persistent à l'intérieur et à l'extérieur des conflits, même si de hauts responsables continuent d'approuver les exécutions extrajudiciaires, et le recrutement forcé et l'enlèvement de garçons et de filles pour les faire combattre ou pour les réduire en esclavage sexuel se poursuivent sans contrôle", a-t-elle déclaré.
Le rapport a révélé que les violences sexuelles liées aux conflits restaient "systémiques, brutales et généralisées", les dirigeants ne parvenant pas à protéger la prochaine génération du pays, a déclaré Mme Sooka.
"Le rapport note également que malgré les recettes publiques estimées à 3,5 milliards de dollars pour la période 2022-2024, le gouvernement du Soudan du Sud n'a pas progressé dans la reconstruction des écoles, des hôpitaux ou des tribunaux, les fonctionnaires n'étant toujours pas payés."
Depuis son indépendance du Soudan en 2011, le Soudan du Sud est en proie à des violences, qui l'empêchent de se remettre de la sanglante guerre civile opposant Salva Kiir et Riek Machar, qui a fait près de 400.000 morts et quatre millions de déplacés entre 2013 et 2018, lorsqu'un accord de paix a été signé.
"Financer les services essentiels et les institutions de l'État de droit nécessite de mettre fin à la corruption", a déclaré le commissaire Carlos Castresana Fernandez.
"Sans s'attaquer à ce pillage systémique, aucun accord de paix ne se traduira jamais par un changement significatif", a-t-il ajouté.
Les dirigeants du Soudan du Sud attisent la violence et l'instabilité dans la jeune nation, selon un rapport critique des Nations unies publié vendredi.
L'Etat le plus jeune de la planète, riche en pétrole mais extrêmement pauvre, est miné par les luttes de pouvoir, la corruption et les conflits ethniques.
Plus tôt ce mois-ci, des affrontements ont éclaté dans deux régions, faisant selon l'ONU des morts parmi les civils, blessant un casque bleu, et faisant des milliers de déplacés selon Human Rights Watch, qui craint une "dangereuse escalade du conflit."
Le rapport de 24 pages de la Commission des droits de l'homme des Nations unies au Soudan du Sud, qui s'appuie sur des enquêtes menées en 2024, des réunions avec des...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine