Le ministre libanais des Affaires étrangères, Joe Raggi. Photo ANI
Le ministre libanais des Affaires étrangères, Joe Raggi, a réitéré lundi « la demande du Liban pour un retrait israélien total et inconditionnel du territoire libanais », lors d'une rencontre avec l'ambassadeur de France à Beyrouth, Hervé Magro.
Il a également appelé « à l'arrêt des agressions aériennes, des violations de la souveraineté libanaise et à l'application du cessez-le-feu ainsi que de la résolution 1701 », selon des propos rapportés par l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).
La France, aux côtés des États-Unis, est garante de l'accord de trêve conclu entre le Liban et Israël après plus de 13 mois de conflit entre le Hezbollah et Israël. Cet accord avait été prolongé jusqu'au 18 février, après qu'Israël ait affirmé que le gouvernement libanais ne l'avait pas entièrement mis en œuvre, invoquant la lenteur du déploiement de l'armée libanaise. Malgré l'expiration de cette date limite, l'armée israélienne a maintenu sa présence à plusieurs points du Liban-Sud et continue d'effectuer des frappes aériennes à travers le pays.
Le ministre et l'ambassadeur ont également discuté des résultats de la Conférence de Paris sur la Syrie, tenue le 13 février, à laquelle M. Raggi avait participé.
Lors de cette conférence, une vingtaine de pays arabes et occidentaux se sont engagés à œuvrer ensemble pour aider à reconstruire la Syrie et protéger sa fragile transition face aux défis sécuritaires et aux ingérences étrangères. Le pays, ravagé par 14 ans de guerre, a fait plus de 500 000 morts et compte plus de 10 millions de réfugiés et de déplacés syriens.


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