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Dernières Infos - Attaque Contre La Finul

« Le Liban ne se relèvera pas avec des milices armées », lance Khalaf al-Habtoor

« Le Liban ne se relèvera pas avec des milices armées », lance Khalaf al-Habtoor

L'homme d'affaires émirati Khalaf al-Habtoor. Photo tirée des réseaux sociaux.

L'homme d'affaires émirati Khalaf al-Habtoor, directeur du conglomérat Al-Habtoor Group, a critiqué samedi l'influence du Hezbollah au Liban à la suite de l'attaque d'un convoi de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) près de l'Aéroport international Rafic Hariri la veille, estimant qu'il s'agissait de la preuve que « les milices armées imposent leur domination » dans le pays.

Dans un message posté sur Facebook, M. al-Habtoor a averti que le Liban ne se relèverait pas tant que le Hezbollah opérerait « au-dessus de l'État, sans responsabilité ni contrôle ».

Au moins deux Casques bleus népalais ont été blessés vendredi après qu'un groupe de manifestants affiliés au Hezbollah a mis le feu à un véhicule de l'ONU près de l'aéroport. Selon un communiqué de la Finul, le convoi a été attaqué alors qu'il transportait des troupes vers l'aéroport. Le commandant adjoint sortant de la force internationale, qui rentrait chez lui après avoir terminé sa mission, a été blessé.

Des partisans du Hezbollah avaient bloqué la route de l'Aéroport internationale de Beyrouth (AIB) et brûlé des pneus jeudi pour protester contre une décision interdisant à deux avions iraniens d'atterrir dans la capitale libanaise, selon les médias d'État et un responsable de l'aéroport. Certains manifestants ont brandi le drapeau jaune du Hezbollah et des photos de Hassan Nasrallah, ancien secrétaire général du parti chiite, tué lors d'une frappe israélienne en septembre 2024, ainsi que de l'ancien commandant des Gardiens de la révolution iraniens Qassem Soleimani, tué à Bagdad dans une frappe de drone menée par les États-Unis en 2020.

« Au lieu de poursuivre les criminels et de leur demander des comptes pour les destructions qu'ils ont causées au Liban, on leur donne des ministères dans le nouveau gouvernement et on leur permet de continuer à siéger au Parlement et à participer à la vie politique », a fustigé l'homme d'affaires. « Ceux qui gouvernent par les armes ne connaissent que la destruction. Et ceux qui permettent aux milices de circuler librement ne construiront pas une nation ; ils ne feront que rester otages d'agendas étrangers qui rongent la souveraineté, l'économie et l'avenir », a ajouté M. al-Habtoor.

M. al-Habtoor a également insisté sur le fait que le Hezbollah « ne représente pas toute la communauté chiite », affirmant que « les destructeurs doivent payer le prix de leurs crimes. Un État ne peut être construit avec une mentalité de gang, et un pays n'a pas d'avenir si ses décisions sont prises en otage par une faction qui prospère dans le chaos et la destruction. Le Liban a besoin d'hommes d'État, pas de seigneurs de guerre », a-t-il poursuivi.

En ce qui concerne l'ouverture de nouveaux aéroports au Liban, M. al-Habtoor a estimé que « cela peut être nécessaire pour des raisons économiques à long terme, mais ne devrait pas servir d'échappatoire pour faire face à la réalité ou pour tenter d'éviter de supprimer l'emprise des milices sur l'aéroport de Beyrouth et sur tout le territoire ».

Le dirigeant du conglomérat Al-Habtoor Group avait déclaré fin janvier, dans une interview à l'agence Reuters, que le Liban n'était toujours pas sûr, et révélé qu'il avait été menacé d'être « massacré et tué » en 2024 après avoir annoncé l'annulation de tous ses investissements prévus dans le pays.

« J'ai été menacé, et pas seulement d'une gifle ou de quelque chose de léger. Si c'était le cas, ce ne serait pas grave, mais on m'a menacé d'être tué et abattu », avait déclaré M. al-Habtoor. La menace, proférée sur les réseaux sociaux par une personne anonyme, l'a conduit à déposer une plainte, qu'il a gagnée devant un tribunal libanais.

Lorsqu'on lui a demandé s'il envisageait d'investir à nouveau au Liban, l'homme d'affaires a répondu que si le pays pouvait assurer la sécurité et la protection, il « reviendrait sans aucun doute ».

L'homme d'affaires émirati Khalaf al-Habtoor, directeur du conglomérat Al-Habtoor Group, a critiqué samedi l'influence du Hezbollah au Liban à la suite de l'attaque d'un convoi de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) près de l'Aéroport international Rafic Hariri la veille, estimant qu'il s'agissait de la preuve que « les milices armées imposent leur domination » dans le pays. Dans un message posté sur Facebook, M. al-Habtoor a averti que le Liban ne se relèverait pas tant que le Hezbollah opérerait « au-dessus de l'État, sans responsabilité ni contrôle ».Au moins deux Casques bleus népalais ont été blessés vendredi après qu'un groupe de manifestants affiliés au Hezbollah a mis le feu à un véhicule de l'ONU près de l'aéroport. Selon un communiqué de la Finul, le convoi a été attaqué alors...