Des écoliers quittent leur école des Nations Unies dans le camp de Balata, à l'est de Naplouse, en Cisjordanie occupée, le 6 février 2025. Photo Zain JAAFAR / AFP
Israël a déclaré jeudi qu'elle n'envisageait pas de se retirer d'autres organes des Nations Unies en dehors du Conseil des droits de l'homme (UNHRC), qu'elle boycotte en l'accusant de partialité et d' »antisémitisme flagrant ».
Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar a annoncé mercredi que son pays cesserait sa participation au principal organe de l'ONU en charge des droits de l'homme, l'accusant sur X d'être « concentré sur l'attaque d'un pays démocratique et la propagation de l'antisémitisme, au lieu de promouvoir les droits de l'homme ».
Cette décision a été prise au lendemain de la signature par Donald Trump d'un décret disposant que Washington, qui est par ailleurs déjà en train de se retirer de l'Organisation mondiale de la santé, se retirerait d'un certain nombre d'autres organes de l'ONU, dont le Conseil des droits de l'homme.
Daniel Meron, ambassadeur d'Israël auprès de l'ONU à Genève, a déclaré que les deux annonces n'étaient « pas coordonnées » et que son pays n'envisageait pas actuellement de cesser sa participation à d'autres organes de l'ONU.
« Nous parlons simplement du Conseil des droits de l'homme », a-t-il déclaré à des journalistes à Genève.
« Nous travaillons avec l'ONU là où elle n'est pas partiale », a-t-il ajouté.
Israël et ses alliés accusent de longue date ce Conseil de partialité, soulignant qu'Israël est soumis à un traitement particulier qui fait que son cas est discuté à chaque session ordinaire.
Ce pays a fait l'objet de plus de résolutions que « l'Iran, Cuba, la Corée du Nord et le Venezuela réunis », a souligné M. Saar, citant des Etats autoritaires ayant été souvent accusés de ne pas respecter les droits de l'homme.
M. Meron a insisté sur le besoin d'une « réforme profonde » du conseil, l'accusant d'avoir « trahi Israël » après les attaques du 7 octobre 2023, et de ne « pas avoir condamné avec assez de forces les terroristes ».
Il a aussi affirmé que des experts mandatés par lui « perpétuent des mythes et stéréotypes antisémites », sans que cela fasse réagir le Conseil.
Israël l'a déjà boycotté reprises et refuse de participer aux discussions sur la situation des droits dans les territoires palestiniens.
Son porte-parole, Pascal Sim, a souligné qu'Israël, comme les États-Unis, ne font actuellement pas partie des 47 États membres de l'organe.
Les États observateurs ne peuvent donc pas « se retirer » formellement, a-t-il argué.
M. Meron a lui déclaré qu'Israël « ne participerait tout simplement pas aux réunions ».
Israël a déclaré jeudi qu'elle n'envisageait pas de se retirer d'autres organes des Nations Unies en dehors du Conseil des droits de l'homme (UNHRC), qu'elle boycotte en l'accusant de partialité et d' »antisémitisme flagrant ».Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar a annoncé mercredi que son pays cesserait sa participation au principal organe de l'ONU en charge des droits de l'homme, l'accusant sur X d'être « concentré sur l'attaque d'un pays démocratique et la propagation de l'antisémitisme, au lieu de promouvoir les droits de l'homme ».Cette décision a été prise au lendemain de la signature par Donald Trump d'un décret disposant que Washington, qui est par ailleurs déjà en train de se retirer de l'Organisation mondiale de la santé, se retirerait d'un certain nombre...

