Des policiers lors d'une cérémonie à Gedaref, dans l'est du Soudan en guerre, le 5 septembre 2024. Photo AFP
Le chef des paramilitaires soudanais, Mohammad Hamdane Dagalo, a promis vendredi « d'expulser » l'armée de Khartoum, reconnaissant ainsi indirectement pour la première fois des revers face à l'armée soudanaise dans la capitale.
Le chef de l'armée soudanaise, le général Abdel Fattah al-Burhane, a retrouvé dimanche son quartier général à Khartoum, qu'il avait dû abandonner en août 2023 à ses rivaux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).
Dans une rare allocution vidéo vendredi, le général Dagalo, dit « Hemetti », a exhorté ses troupes à « ne pas penser que l'armée est entrée dans le commandement général ou dans le corps des transmissions (...) ou a pris le contrôle d'al-Jaili (une raffinerie de pétrole) ou de Wad Madani », au sud de Khartoum.
La semaine dernière, les FSR avaient assuré que les déclarations de l'armée annonçant avoir brisé le siège et pris le contrôle de la raffinerie de pétrole de Jaili, la plus grande du pays, au nord de Khartoum, étaient des rumeurs destinées à tromper l'opinion publique. Mais vendredi, Hemetti a promis à ses combattants que l'armée « ne profiterait pas longtemps du siège du commandement général, ni de celui du corps des transmissions ». « Nous devons réfléchir à ce que nous avons l'intention de prendre », a-t-il dit.
Le général Burhane, ancien allié de Dagalo, a rendu visite dimanche à ses troupes au commandement général des forces armées.
« Nous les avons expulsés (de Khartoum) et nous les expulserons à nouveau », a déclaré vendredi le chef des FSR, dans une video assis derrière un bureau en tenue militaire. Dagalo ne s'est pas montré pendant la majeure partie de la guerre qui a débuté en avril 2023 et ses rares discours étaient généralement des messages vocaux sur les réseaux sociaux.
Au début de la guerre, ses troupes avaient conquis une grande partie de Khartoum et progressé vers le sud, s'emparant de l'État agricole d'al-Jazira et de sa capitale stratégique, Wad Madani, que l'armée a repris ce mois-ci. L'armée a depuis lancé une offensive sur Khartoum, s'introduisant dans Bahri (Khartoum Nord), contrôlé par les FSR, l'un des trois districts qui composent la capitale en plus du centre de Khartoum et d'Omdurman de l'autre côté du Nil.
Selon une source militaire, les combats se poursuivaient vendredi pour le quartier de Kafouri, l'un des derniers bastions des FSR dans l'est de Bahri. « Aujourd'hui, à Bahri, il y a quatre batailles », a déclaré Hemetti dans son discours, promettant la victoire à ses troupes.
La guerre au Soudan a fait des dizaines de milliers de morts, déraciné plus de 12 millions de personnes et poussé des millions d'autres au bord de la famine. En janvier, les États-Unis ont sanctionné Hemetti et Burhane, accusant le premier de génocide et le second d'avoir attaqué des écoles, des marchés et des hôpitaux, ainsi que d'avoir utilisé la privation de nourriture comme arme de guerre.
Le chef des paramilitaires soudanais, Mohammad Hamdane Dagalo, a promis vendredi « d'expulser » l'armée de Khartoum, reconnaissant ainsi indirectement pour la première fois des revers face à l'armée soudanaise dans la capitale.Le chef de l'armée soudanaise, le général Abdel Fattah al-Burhane, a retrouvé dimanche son quartier général à Khartoum, qu'il avait dû abandonner en août 2023 à ses rivaux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).Dans une rare allocution vidéo vendredi, le général Dagalo, dit « Hemetti », a exhorté ses troupes à « ne pas penser que l'armée est entrée dans le commandement général ou dans le corps des transmissions (...) ou a pris le contrôle d'al-Jaili (une raffinerie de pétrole) ou de Wad Madani », au sud de Khartoum.La semaine dernière, les FSR avaient...

