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Le président Aoun appelle à « éviter la politique des petites tractations » pour la formation du gouvernement

Devant le vice-président de la Banque mondiale pour la région MENA, le chef de l'État affirme que le Liban « est prêt à mettre en place les réformes nécessaires ». 

Le président Aoun appelle à « éviter la politique des petites tractations » pour la formation du gouvernement

Le portrait officiel du Président de la République, le Général Joseph Aoun, partagé le 29 janvier 2025 par la direction générale de la présidence de la République.

Le président Joseph Aoun a insisté mercredi sur la nécessité « d’éviter les querelles, les politiques étroites qui ne mènent nulle part, ainsi que les luttes pour les quotes-parts », dans des propos rapportés par l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

Alors que le Premier ministre désigné, Nawaf Salam, ne s'est pas encore entendu avec les forces politiques sur la composition de son cabinet, M. Aoun a déclaré que « tous les ministères appartiennent au Liban, tout comme le Conseil des ministres ». Il a ajouté que « certes, le pays est composé de confessions qui doivent être représentées, mais à travers des élites ayant une indépendance de décision, sans être liées à une autorité partisane ou autre », dans une allusion à la rhétorique du tandem Hezbollah-Amal pour obtenir le ministère des Finances, arguant que, sans cela, la communauté chiite serait marginalisée au sein de l’exécutif.

M. Aoun a tenu ces propos lors d'une rencontre avec une délégation de figures religieuses menée par le pasteur Joe Kassab, président du Synode de la communauté évangélique au Liban et en Syrie, venue le féliciter pour son élection à la présidence de la République. « Ce dont les Libanais ont besoin, c'est que chaque citoyen vive dans la dignité et ne soit pas une proie de la pauvreté, c’est pourquoi nous allons travailler à mettre en œuvre ce qui a été mentionné dans le discours d'investiture », encore dit le chef de l'État. 

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Plusieurs médias avaient annoncé, lundi, que le Premier ministre désigné avait accepté de nommer Yassine Jaber, ex-député chiite partisan du président de la Chambre Nabih Berry, à la tête du ministère des Finances. Face aux vifs remous dans les milieux de la contestation et de l’opposition, Nawaf Salam avait déclaré sur son compte X mardi que « rien n’(était) définitif ni au niveau (du partage) des portefeuilles ni au niveau des noms ». 

« La religion appartient à Dieu, mais la patrie appartient à tous »

Au pasteur Kassab, le président Aoun a affirmé que « chrétiens et musulmans (...) appartiennent tous à une seule et même confession : celle du Liban » expliquant que « nous portons tous une seule identité et vivons sous un même drapeau ». Il a conclu par la formule : « la religion appartient à Dieu, mais la patrie appartient à tous. ».

Cette volonté de rassembler toutes les communautés sous la bannière de l’État fait écho à son discours d’investiture au Parlement le 9 janvier. Il est revenu sur ce discours qui a nourri beaucoup d’attentes et d’espoirs, le qualifiant de « feuille de route pour faire face à une réalité douloureuse ».

Le président Aoun a ensuite reçu une délégation des supérieures générales des congrégations religieuses féminines du Liban, qui ont abordé avec lui la situation de l’éducation et des services sociaux dans le pays. Il a alors affirmé que « Le Liban regorge de talents qui devraient être exploités ici plutôt que de (les) voir partir à l’étranger », réitérant la nécessité de « penser à l’intérêt général, afin de restaurer la place que le Liban occupait autrefois ». 

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736 millions de dollars d’aide

Plus tôt dans la journée, le président de la République a assuré au vice-président de la Banque mondiale pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) , Ousmane Dione, que le Liban était « prêt à mettre en place les réformes nécessaires, conformément à ce qui a été annoncé dans le discours d'investiture et que l'une des premières missions du nouveau gouvernement sera de préparer les textes nécessaires pour ce faire ». 

M. Dione avait indiqué, pour sa part, que « la Banque mondiale se tiendra aux côtés du Liban pour l'aider dans la reconstruction et la remise en forme », insistant sur l’importance d’adopter des réformes qui renforceront la confiance de la communauté internationale. Il a précisé, lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion, que 736 millions de dollars de prêts à long terme étaient en attente d’approbation par le Parlement libanais, pour quatre projets qui concernent l’agriculture, l’énergie et l’eau.

Le président Joseph Aoun a insisté mercredi sur la nécessité « d’éviter les querelles, les politiques étroites qui ne mènent nulle part, ainsi que les luttes pour les quotes-parts », dans des propos rapportés par l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).Alors que le Premier ministre désigné, Nawaf Salam, ne s'est pas encore entendu avec les forces politiques sur la composition de son cabinet, M. Aoun a déclaré que « tous les ministères appartiennent au Liban, tout comme le Conseil des ministres ». Il a ajouté que « certes, le pays est composé de confessions qui doivent être représentées, mais à travers des élites ayant une indépendance de décision, sans être liées à une autorité partisane ou autre », dans une allusion à la rhétorique du tandem Hezbollah-Amal pour obtenir le...