Une maison endommagée par les inondations à Guipry-Messac, en Ille-et-Vilaine, le 28 janvier 2025. DAMIEN MEYER/AFP
Les inondations dans l'ouest de la France, qui touchent en particulier la Bretagne, risquent d'être aggravées mercredi par la dépression Ivo qui se traduit par de fortes pluies.
Dans les départements d'Ille-et-Vilaine, de Loire-Atlantique et du Morbihan, trois cours d'eau sont toujours en vigilance rouge pour crues.
Le site de prévision Vigicrues prévoit « des niveaux très élevés jusqu'en fin de semaine », avec des niveaux « probablement supérieurs au seuil historique de la crue de janvier 1995 sur la Vilaine à Redon et celle de décembre 1999 sur l'Oust à Redon ».
Le pic de crue doit y survenir soit « en fin de journée soit d'ici demain en fonction des précipitations » charriées par la dépression Ivo, explique le chef du groupement des pompiers sud-ouest d'Ille-et-Vilaine, le lieutenant-colonel Frédéric Katuszinski.
« Face à cette situation exceptionnelle, j'ai décidé d'enclencher la procédure accélérée de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle », a indiqué sur le réseau social X François-Noël Buffet, ministre auprès du ministre de l'Intérieur.
Entouré de rivières, de marais et d'un canal, le secteur de Redon est particulièrement vulnérable.
Partout dans la ville, des parpaings et sacs de sable ont été disposés devant les portes d'immeubles et de commerces. La Vilaine a envahi plusieurs rues du centre-ville, effaçant les limites entre le fleuve et ses rives, où s'activent des pompiers, l'eau jusqu'aux mollets.
Mille mètres de barrages anti-crues ont été installés sur les quais, selon la préfecture. Le tribunal de proximité de la ville a également été fermé, a annoncé le parquet de Rennes.
A Redon, le nombre d'habitants « potentiellement à accueillir dépassera peut-être le millier », prévient son maire, Pascal Duchêne. « On est vraiment dans le niveau des crues historiques, à quelques centimètres », estime-t-il.
Le fleuve Vilaine a envahi plusieurs rues du centre-ville, effaçant les limites entre rues, rives et fleuve, ont constaté des journalistes de l'AFP. Sous une pluie battante, des pompiers s'activent, l'eau jusqu'aux mollets. Trois personnes ont été évacuées et quelque 20 autres hébergées dans un gymnase, indique la mairie de Redon, tandis que plusieurs établissements scolaires sont fermés jusqu'à vendredi,selon le rectorat.
« Il y a des milliers et des milliers d'hectares de prairies inondées. Tous les ruisseaux débordent, tous les plans d'eau sont au maximum », a affirmé à l'AFP le président du département d'Ille-et-Vilaine, Jean-Luc Chenut, qualifiant la situation de « crise de grande ampleur par l'étendue du territoire concerné ».
A Rennes, plusieurs mesures ont été prises par la mairie pour aider les habitants à se préparer à une nouvelle hausse de la Vilaine. Des agents distribuent des parpaings pour surélever les meubles, les places de stationnement sont désormais gratuites pour ceux qui veulent mettre leur véhicule à l'abri. Et l'éclairage public est maintenu la nuit dans les quartiers à risque d'inondation, pour faciliter une éventuelle évacuation des habitants.
Rennes est traversée par deux rivières, l'Ille et la Vilaine, qui subissent des crues inédites depuis plus de 40 ans.
« Une centaine de maisons sont sinistrées et « quelques dizaines d'immeubles collectifs », soit « 15.000 personnes impactées », a estimé la maire de Rennes mardi.
Le trafic ferroviaire était lui toujours perturbé, avec « la circulation des trains interrompue entre Nantes et Rennes.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine