Vue générale sur le Caire. Photo d'archives AFP
L'Egypte a été critiquée mardi à l'ONU lors d'un examen de sa situation en matière de droits humains, des appels ayant été lancés à une réforme judiciaire et à la libération de prisonniers politiques.
La délégation égyptienne conduite par le ministre des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a lui défendu les "progrès remarquables" réalisés par Le Caire ces dernières années.
Mais dans une déclaration avant la session, les principaux groupes de défense des droits humains du pays ont qualifié de "superficielles" les nombreuses mesures prises par le pouvoir et insisté sur les violations "systématiques et généralisées" des droits humains, notamment la torture, les disparitions forcées et les procès inéquitables.
L'Egypte, comme les autres Etats membres de l'ONU, est soumis à un Examen périodique universel (EPU) tous les quatre à cinq ans pour évaluer sa situation en matière de droits humains.
Si pendant la session, plusieurs Etats ont salué de récentes mesures dont la grâce accordée à des centaines de prisonniers politiques et le lancement d'un "dialogue national", d'autres ont dénoncé une répression continue envers l'opposition.
Ils ont appelé à l'abolition de la peine de mort, à une réforme du système judiciaire, à de meilleures conditions de détention et à un meilleur respect des droits des réfugiés.
L'ambassadeur du Royaume-Uni, Simon Manley, a dénoncé "la détention arbitraire de journalistes, de militants et de défenseurs des droits humains".
Il a qualifié la détention prolongée d'un opposant politique connu, le blogueur britanno-égyptien Alaa Abdel Fattah, d'"inacceptable", jugeant qu'il avait "purgé sa peine de cinq ans".
Des dizaines de milliers de prisonniers politiques seraient toujours derrière les barreaux en Egypte et les groupes de défense des droits humains estiment que le nombre de personnes nouvellement détenues est trois fois plus élevé que celui des personnes libérées depuis 2022.
Des pays ont également critiqué mardi le fait que des prisonniers sont l'objet de nouvelles accusations, avec de nouvelles conditions de détention provisoire, au lieu d'être libérés.
Fredrik Nivaeus, un représentant de la Suède, a déploré le "rétrécissement de l'espace de la société civile" et a appelé à la fin des "restrictions injustifiées" imposées aux militants, notamment l'interdiction de voyager.
Au pouvoir depuis plus de dix ans, M. Sissi a mené une répression contre l'opposition laïque et islamiste, notamment la confrérie des Frères musulmans, interdite, dont des milliers de partisans ont été emprisonnés.
bur/vl
© Agence France-Presse
La délégation égyptienne conduite par le ministre des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a lui défendu les "progrès remarquables" réalisés par Le Caire ces dernières années.
Mais dans une déclaration avant la session, les principaux groupes de défense des droits humains du pays ont qualifié de "superficielles" les nombreuses mesures prises par le pouvoir et insisté sur les violations "systématiques et généralisées" des droits humains, notamment la torture, les disparitions forcées et les procès inéquitables.
L'Egypte,...


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