Le leader suprême de l'Iran, l'Ayatollah Ali Khamenei, lors d'une rencontre avec des responsables à Téhéran, le 28 janvier 2025. Photo de Khamenei.IR / AFP
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a estimé mardi que Gaza avait mis Israël « à genoux », un peu plus d'une semaine après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu dans le territoire palestinien.
« La petite Gaza a mis à genoux le régime sioniste, armé jusqu'aux dents et entièrement soutenu par l'Amérique », a déclaré l'ayatollah Khamenei lors d'une réunion à Téhéran.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a dénoncé, lui, l'idée du président américain, Donald Trump, de déplacer les Palestiniens hors de la bande de Gaza, soulignant que ce territoire était leur « patrie ».
« La coercition politique et les manipulations démographiques ne pourront pas forcer les Palestiniens à migrer », a fustigé le porte-parole sur le réseau social X.
« Au lieu des Palestiniens, essayez d'expulser les Israéliens, emmenez-les au Groenland, pour faire d'une pierre deux coups », a déclaré de son côté le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, dans un entretien à Sky News, publié sur sa chaîne Telegram.
« Ils (les Américains) peuvent résoudre le problème du Groenland et des Israéliens, ce serait un bon endroit pour eux », a-t-il ajouté.
Après ses propos répétés convoitant le territoire autonome danois, le président américain a assuré samedi que les Etats-Unis « obtiendraient » le Groenland.
Le même jour, il a proposé de déplacer les Palestiniens hors de la bande de Gaza, notamment vers l'Egypte et la Jordanie, une idée qui a déclenché de vives critiques dans le monde arabe.
La bande de Gaza est la « patrie des Palestiniens » et « ils ont payé un prix extrêmement élevé pour y rester », a estimé M. Baqaei.
Un accord de cessez-le-feu, associé à une libération d'otages et de prisonniers, est entré en vigueur le 19 janvier dans le territoire palestinien dévasté après plus de 15 mois de guerre entre Israël et le Hamas. Le conflit a provoqué une crise humanitaire sans précédent et entraîné le déplacement de la majorité de la population dans le territoire palestinien.
L'attaque du Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, qui a déclenché la guerre, a entraîné la mort de 1.210 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles israéliennes.
Sur 251 personnes enlevées lors de l'attaque, 87 sont toujours retenues en otages, et au moins 34 d'entre elles sont mortes, selon les autorités israéliennes.
L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait au moins 47.317 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l'ONU.


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