Le président américain Joe Biden discutant avec le Secrétaire d'État Antony Blinken à Washington, DC, le 13 janvier 2025, avant de donner son dernier discours de président. Roberto Schmidt/AFP
Le président américain Joe Biden a officiellement déclaré mardi qu'il prolongeait de 12 mois son décret ouvrant la voie à des sanctions contre les colons israéliens extrémistes en Cisjordanie occupée, au-delà de la date d'expiration initiale du décret d'urgence, fixée au 1ᵉʳ février 2025.
« La situation en Cisjordanie - en particulier les niveaux élevés de violence des colons extrémistes, le déplacement forcé de personnes et de villages, et la destruction de biens - a atteint des niveaux intolérables et constitue une menace sérieuse pour la paix, la sécurité et la stabilité de la Cisjordanie et de Gaza, d'Israël et de la région du Moyen-Orient au sens large », a-t-il écrit dans un avis officiel.
« Ces actions compromettent les objectifs de la politique étrangère des États-Unis, notamment la viabilité d'une solution à deux États et la garantie que les Israéliens et les Palestiniens puissent atteindre un niveau égal de sécurité, de prospérité et de liberté. Ils portent également atteinte à la sécurité d'Israël et sont susceptibles d'entraîner une déstabilisation régionale plus large au Moyen-Orient, menaçant ainsi le personnel et les intérêts des États-Unis », a poursuivi M. Biden.
Notant que la situation en Cisjordanie occupée « continue de représenter une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis », Joe Biden a déclaré qu'il maintenait pour une année supplémentaire l'urgence nationale déclarée dans le décret.
Par ailleurs, à la question d'un journaliste lui demandant si le Hamas était sur le point d'accepter un cessez-le-feu, M. Biden a répondu en croisant les doigts.


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