Des volontaires de la Croix-Rouge libanaise dans la banlieue sud de Beyrouth, le 21 septembre 2024, au lendemain d’une frappe israélienne contre un bâtiment résidentiel qui a fait 52 tués et des dizaines de blessés. Mohammad Yassine/L’Orient-Le Jour
La présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric, en visite samedi au Liban, a souligné que « les besoins humanitaires restent énormes à la suite de la récente escalade des hostilités » et appelé au maintien du cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël.
« Les civils ne peuvent pas supporter un effondrement du cessez-le-feu qui les ramènerait à des combats violents entraînant des morts et des destructions. Le maintien du cessez-le-feu est essentiel pour que les familles puissent rentrer chez elles et reconstruire leur vie, et pour que l'aide humanitaire parvienne à ceux qui en ont le plus besoin », a plaidé Mme Spoljaric, selon un communiqué du CICR.
« L'ampleur des destructions et des besoins humanitaires considérables au Liban aurait pu être beaucoup réduite si les parties au conflit avaient pleinement respecté les règles de la guerre », a estimé la présidente de la Croix-Rouge. Elle a aussi rappelé que le CICR s'efforce de « créer les conditions propices au retour des déplacés en toute sécurité » en soutenant leurs moyens de subsistance, réparant et protégeant les infrastructures de base et sensibilisant au danger des munitions non explosées. Le CICR collabore avec la Croix-Rouge libanaise et d'autres partenaires pour ce faire, a-t-elle poursuivi.
Mme Spoljaric a également annoncé qu'elle se rendait ce samedi en Syrie afin de rencontrer les nouvelles autorités et d'évaluer les besoins humanitaires dans le pays.
Le cessez-le-feu qui a mis fin à la guerre entre le Hezbollah et Israël est entré en vigueur le 27 novembre 2024. Depuis, Beyrouth a condamné à plusieurs reprises des centaines de violations de l’accord par Israël, qui accuse lui aussi le Liban de violations. Le 24 décembre, le ministère libanais des Affaires étrangères a déposé une plainte auprès du Conseil de sécurité de l’ONU, condamnant les violations répétées par Israël du cessez-le-feu et de la résolution 1701.

