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Moyen-Orient - Reportage

Comment le régime syrien a effacé les traces de l'attaque chimique à Khan Cheikhoun, jusque dans les mémoires

Damas, qui a toujours nié être responsable de l'attaque contre la ville en avril 2017, est allé jusqu'à poursuivre les témoins. 

Comment le régime syrien a effacé les traces de l'attaque chimique à Khan Cheikhoun, jusque dans les mémoires

Sur l'autoroute menant à Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb en Syrie, le 18 décembre 2024. Photo Mohammad Yassine/L'OLJ

Il a été conçu pour tuer en silence. De la manière la plus sournoise possible. Incolore, il a surpris les habitants de Khan Cheikhoun au petit matin. Certains en sont même morts dans leur lit. Le 4 avril 2017, à 6h45, quatre roquettes sont lâchées par l’aviation syrienne dans un quartier de cette ville de la province d’Idleb tenue par les forces d’opposition au régime Assad. Trois d’entre elles s’abattent contre des habitations. Mais ce sera la première, en apparence inoffensive, créant un petit cratère au milieu d’une artère vide, qui va pourtant provoquer le plus de victimes.Sept ans plus tard, il ne reste plus de traces du massacre à l’arme chimique à Khan Cheikhoun, si ce n’est dans la mémoire des habitants. L’asphalte a recouvert le trou et la zone est longtemps restée bloquée, considérée comme « zone de sécurité » par l’armée...
Il a été conçu pour tuer en silence. De la manière la plus sournoise possible. Incolore, il a surpris les habitants de Khan Cheikhoun au petit matin. Certains en sont même morts dans leur lit. Le 4 avril 2017, à 6h45, quatre roquettes sont lâchées par l’aviation syrienne dans un quartier de cette ville de la province d’Idleb tenue par les forces d’opposition au régime Assad. Trois d’entre elles s’abattent contre des habitations. Mais ce sera la première, en apparence inoffensive, créant un petit cratère au milieu d’une artère vide, qui va pourtant provoquer le plus de victimes.Sept ans plus tard, il ne reste plus de traces du massacre à l’arme chimique à Khan Cheikhoun, si ce n’est dans la mémoire des habitants. L’asphalte a recouvert le trou et la zone est longtemps restée bloquée, considérée comme...
commentaires (2)

" « Des gens me disaient “ah tu es le fils de ceux qui sont morts… dans le bombardement”. Ils n’osaient pas prononcer le mot “chimique” »"... il est dur, vraiment dur, d'être humain

Wlek Sanferlou

14 h 17, le 20 décembre 2024

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Commentaires (2)

  • " « Des gens me disaient “ah tu es le fils de ceux qui sont morts… dans le bombardement”. Ils n’osaient pas prononcer le mot “chimique” »"... il est dur, vraiment dur, d'être humain

    Wlek Sanferlou

    14 h 17, le 20 décembre 2024

  • Ils sont où les politiciens défenseurs d'ASSAD clamant fort que c'est un lion qui va gagner et qu'il défend la veuve et l'orphelin?Ceux qui clament fort (par INTOX et allez savoir sans doute téléguidés)qu'une minorité conteste le hezbollah alors que la majeur partie des libanais demandent qu'ils soient jugés pour leurs crimes au liban et en Syrie,tout comme leur allié ASSAD qui sera jugé ou liquidé un jour ou l'autre.Ca va de soi. Lorsqu'il sera un poids pour les russes. Pour que HTC soit accueilli avec joie par les syriens chrétiens, faut vraiment qu'ils aient enduré avec Assad et famille

    LE FRANCOPHONE

    18 h 52, le 19 décembre 2024

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