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Israël juge "décevant" un appel de Paris, Londres et Berlin sur l'aide à Gaza

Un ouvrier palestinien sur une pile de sacs de farine dans un centre de distribution de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 3 décembre 2024. Photo AFP / BASHAR TALEB

Le ministère des Affaires étrangères israélien a jugé « décevant » mardi un appel lancé la veille par Paris, Londres et Berlin demandant à Israël d'assurer une aide humanitaire « sans entrave » au territoire palestinien de Gaza.

« Il est décevant que les ministres des Affaires étrangères du E3 [le trio Allemagne, France et Grande-Bretagne, NDLR] n'aient pas abordé dans leur lettre le massacre du 7-Octobre et les attaques quotidiennes sur les civils depuis lors », déclare Oren Marmorstein, porte-parole des Affaires étrangères israéliennes, dans un communiqué. « Israël facilite l'entrée de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza et n'impose aucune restriction sur la quantité d'aide entrant dans ce territoire », affirme M. Marmorstein. « Néanmoins, à l'intérieur de la bande de Gaza, les organisations internationales ne parviennent pas à distribuer l'aide à cause de pillages du Hamas, entre autres raisons », ajoute-t-il.

Lundi, le ministère des Affaires étrangères français a indiqué que les ministres du E3 avaient écrit à leur homologue israélien Gideon Saar, « appelant à l'ouverture de points de passage et à la distribution d'aide humanitaire à Gaza, immédiate, sûre et sans entrave ». Selon Paris, « la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne appellent Israël à respecter ses obligations en matière de droit international humanitaire et à garantir la protection des populations civiles », poursuit-il.

L'ONU avait qualifié plus tôt lundi la situation à Gaza d' « épouvantable et apocalyptique ». Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a notamment critiqué les restrictions en place selon lui sur l'acheminement de l'aide, qualifiant les niveaux actuels de « largement insuffisants », dans un texte lu lors d'une conférence au Caire.

Les organisations d'aide internationales ont déjà tiré la sonnette d'alarme sur le désastre humanitaire en cours à Gaza, avertissant que la population, soit quelque 2,4 millions d'habitants, est au bord de la famine. Selon elles, les livraisons d'aide atteignant le territoire sont désormais au plus bas depuis l'attaque sans précédent lancée par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 dans le sud d'Israël, qui a déclenché la guerre en cours.

Les agences de l'ONU et les ONG insistent aussi les difficultés qu'elles rencontrent à distribuer l'aide à l'intérieur de la bande de Gaza, mentionnant entre autres la difficulté à trouver du carburant pour les camions, ou des chauffeurs pour les conduire au vu de l'insécurité grandissante ainsi que de nombreuses restrictions imposées selon elles par les autorités militaires israéliennes sur le terrain.

Le ministère des Affaires étrangères israélien a jugé « décevant » mardi un appel lancé la veille par Paris, Londres et Berlin demandant à Israël d'assurer une aide humanitaire « sans entrave » au territoire palestinien de Gaza.« Il est décevant que les ministres des Affaires étrangères du E3 [le trio Allemagne, France et Grande-Bretagne, NDLR] n'aient pas abordé dans leur lettre le massacre du 7-Octobre et les attaques quotidiennes sur les civils depuis lors », déclare Oren Marmorstein, porte-parole des Affaires étrangères israéliennes, dans un communiqué. « Israël facilite l'entrée de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza et n'impose aucune restriction sur la quantité d'aide entrant dans ce territoire », affirme M. Marmorstein. « Néanmoins, à l'intérieur de la bande de Gaza, les...