L’ancien ministre du cabinet de guerre de Benjamin Netanyahu et chef du parti d'opposition Union nationale (centre) Benny Gantz. Photo AFP
L’ancien ministre du cabinet de guerre de Benjamin Netanyahu et chef du parti d'opposition Union nationale (centre) Benny Gantz a appelé sur le réseau X le gouvernement israélien à s'en prendre aux « actifs » de l'État libanais, qu'il accuse de laisser le champ libre au Hezbollah.
« Le gouvernement libanais donne carte blanche au Hezbollah. Il est temps d'agir fermement contre ses biens », a écrit le responsable politique et ancien militaire, alors que les combats font toujours rage entre l'armée israélienne et la milice chiite. Le Hezbollah a notamment revendiqué dimanche une frappe à 13h sur la base de Glilot, siège de l'unité 8200 des services de renseignement de l'armée israélienne, située dans la banlieue de Tel-Aviv.
Benny Gantz, rival politique de Benjamin Netanyahu, se fait de plus en plus entendre alors que le Premier ministre est mis en difficulté sur le plan intérieur par une procédure judiciaire ayant jusqu'ici conduit à l'inculpation d'au moins un de ses collaborateurs. Ce dernier est accusé d'avoir transmis des documents classifiés dans l'intention de nuire à l'État. Sur le plan international, M. Netanyahu est en outre fragilisé par le mandat émis par la Cour pénale internationale.
M. Gantz avait déclaré jeudi lors d’une tournée dans le nord d’Israël, où il a rencontré des familles israéliennes touchées par les récents tirs de roquettes, que le gouvernement israélien devrait adopter une position plus ferme vis-à-vis du Liban, dans le cadre des discussions sur un possible cessez-le-feu entre l’armée israélienne et le Hezbollah. Il a suggéré que l’armée israélienne « intensifie ses bombardements contre les infrastructures libanaises jusqu’à ce que le message soit compris », selon une traduction de ses propos diffusée dans une vidéo sur les réseaux sociaux et relayée par certains sites israéliens.
Cette position rejoint celle affichée ces derniers jours par le ministre israélien de la Défense Israel Katz, et son collègue aux Affaires étrangères Gideon Saar.


Le cessez-le-feu freine une escalade meurtrière : au moins 50 morts dans les frappes israéliennes au Sud et dans la Békaa