Un drapeau du Hezbollah sur les décombres d'un bâtiment détruit par une frappe israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, le 18 novembre 2024. Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour
Le Liban et le Hezbollah ont accepté une proposition des États-Unis concernant un cessez-le-feu avec Israël, tout en émettant quelques réserves sur le contenu, a déclaré le député et bras droit de Nabih Berry, Ali Hassan Khalil, à Reuters. Selon lui, le succès ou non de cette initiative américaine « dépend désormais d'Israël ».
D'après Ali Hassan Khalil, le Liban a remis sa réponse écrite à l'ambassadrice des États-Unis au Liban lundi. L'émissaire américain, Amos Hochstein, doit arriver mardi à Beyrouth pour poursuivre les négociations.
« Le Liban a présenté ses commentaires sur le document dans une atmosphère positive », a indiqué le député, refusant toutefois de donner davantage de détails. « Tous les commentaires que nous avons formulés soulignent notre adhésion stricte à la Résolution 1701 de l'ONU, avec l'ensemble de ses dispositions. »
La résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies a mis fin à la guerre de 2006 entre le Hezbollah et Israël. En vertu de cette résolution, le Hezbollah ne doit avoir aucune présence armée dans la zone située entre la frontière libano-israélienne et le fleuve Litani, qui coule à quelque 30 km au nord de la frontière.
Ali Hassan Khalil a précisé que le succès de l'initiative dépendait désormais sur Israël, affirmant que si Israël ne souhaitait pas de solution, « il pourrait créer cent problèmes ».
Le député a également souligné qu'Israël tentait de négocier « sous le feu », en faisant référence à l'escalade de ses bombardements contre les bastions du Hezbollah. « Cela n'affectera en rien notre position », a-t-il conclu.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine