Capture d'écran d'une vidéo de vidéosurveillance montrant des hommes lourdement armés en train d'enlever une personne.
Le ministre sortant de l'Intérieur, Bassam Maoulaoui, a défendu lundi l'armée libanaise après que le journal pro-Hezbollah al-Akhbar ait remis en question son rôle dans la prévention de l'enlèvement de Imad Amhaz par Israël à Batroun.
Des commandos israéliens ont capturé Imad Amhaz à l'aube vendredi le long de la côte de Batroun, l'enlevant vers le territoire israélien, où il fait maintenant l'objet d'une enquête par l'unité 504, une branche du renseignement de l'armée israélienne.
Dimanche, le journal al-Akhbar a commenté l'incident, soulevant des questions sur le rôle de l'armée libanaise, des agences de sécurité et de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans l'incapacité de prévenir cette opération.
« Le secteur où l'opération a eu lieu est entièrement sous l'autorité de l'armée libanaise et des agences de sécurité officielles, ce qui soulève des interrogations sur l'efficacité de ces forces et agences à faire face à de telles violations, d'autant plus que l'armée est consciente que l'ennemi a un historique d'opérations maritimes et que la nature de la confrontation actuelle nécessite de les anticiper », a écrit al-Akhbar. Lundi, M. Maoulaoui a qualifié l'incident de « violation et d'acte de guerre », ajoutant que l'armée libanaise menait une enquête, selon la chaîne locale al-Jadeed.
Accusations « inacceptables »
« Les accusations portées contre l'armée libanaise et les forces de sécurité sont inacceptables et nuisent à la paix », a déclaré M. Maoulaoui. Il a également appelé les médias à « faire preuve de prudence et à soutenir l'armée », soulignant la nécessité de « solidarité et de cohésion avec les forces de sécurité légitimes ».
De son côté, l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a rapporté que le commandant de l'armée libanaise, Joseph Aoun, avait informé lundi le Premier ministre sortant, Nagib Mikati, de l'enquête interne menée par le Commandement de l'armée concernant l'opération d'enlèvement.
Lundi, le député des Forces libanaises (FL) Ghassan Hasbani a également défendu l'armée libanaise, publiant sur X : « L'armée est la garantie de tous les Libanais. Ce n'est pas l'armée qui a décidé de mener la guerre, et ce n'est pas son rôle de fournir une protection aux membres d'organisations de sécurité et militaires illégitimes qui ont choisi de combattre depuis le Liban. Ces membres sont responsables de leurs actions et de leurs conséquences, et c'est ce qu'ils ont pris sur eux sans consulter qui que ce soit. L'État n'est pas à la carte, et la souveraineté n'est pas sélective. »
Le 8 octobre 2023, un jour après le début de la guerre à Gaza, le Hezbollah avait ouvert un « front de soutien » pour son allié dans l'enclave, le Hamas, et a commencé à mener des opérations transfrontalières quotidiennes contre Israël. Depuis lors, l'armée israélienne a tué 2 986 personnes et blessé 13 402 autres au Liban.
« Aucune affiliation au Hezbollah »
Lundi, le Hezbollah a abordé pour la première fois l'incident de Batroun, le vice-président du Conseil politique du parti, Mahmoud Qomati, déclarant à la chaîne de télévision locale OTV que Imad Amhaz « a été présenté (comme lié au Hezbollah) par le biais des médias » et qu'il n'a aucune « affiliation organisationnelle ou militaire » avec le parti chiite.
L'armée israélienne avait revendiqué l'opération samedi par le biais de sa radio militaire, déclarant avoir capturé un « membre du Hezbollah ». Dimanche, le père de Imad Amhaz avait déjà insisté sur le fait que son fils était capitaine sur « des navires civils et commerciaux » et n'avait aucune affiliation avec le Hezbollah.
M. Qomati a ajouté qu'il était impossible pour des bateaux militaires d'entrer au Liban sans que la force allemande de la Finul, chargée de la surveillance maritime, en ait connaissance. Celle-ci avait déjà nié toute implication dans l'opération samedi, mettant en garde contre les fausses rumeurs et la désinformation. Il a également souligné que des opérations similaires pourraient se reproduire dans des zones sécurisées, insistant sur l'importance du rôle de l'armée et exhortant le public à rester vigilant.




Notre armée est la seule bouée de sauvetage à laquelle les libanais patriotes s’accrochent, pendant que les vendus comme les usurpateurs veulent l’achever après l’avoir humilié pour rester les seules maîtres en l’accusant de tous les maux qui pour tout libanais qui se respecte sont des qualités que beaucoup de politiciens véreux ne possèdent pas. Suivez mon regard.
11 h 39, le 05 novembre 2024