Le président américain Joe Biden marque le premier anniversaire de l'attaque du Hamas contre Israël lors de l'allumage d'une bougie de yahrzeit dans la salle bleue de la Maison Blanche à Washington, le 7 octobre 2024. Photo ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP
Joe Biden a demandé mercredi à Benjamin Netanyahu de « réduire au maximum l'impact sur les civils » au Liban, en particulier à Beyrouth, tout en « affirmant le droit d'Israël à protéger ses citoyens du Hezbollah », selon un compte-rendu de leur conversation téléphonique du jour.
Ce communiqué de la Maison Blanche ne donne pas de détails sur la riposte attendue d'Israël à l'attaque de missiles iranienne du 1er octobre, mais souligne que le président américain et le Premier ministre israélien ont convenu de « rester en contact étroit ces prochains jours, directement et via leurs équipes de conseillers à la sécurité nationale ».
Joe Biden, qui n'avait pas parlé directement au dirigeant israélien depuis sept semaines, a « souligné la nécessité d'une solution diplomatique » pour permettre le retour des populations civiles du nord d'Israël et du sud du Liban.
Les Etats-Unis n'appellent plus, en revanche, comme il y a une dizaine de jours, à un cessez-le-feu au Liban, disant au contraire soutenir l'offensive israélienne, fort de ses récents succès depuis l'assassinat du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah. Mais ils craignent un scénario à la Gaza et s'efforcent d'encadrer la réponse israélienne.
Après une campagne de frappes aériennes massives lancée le 23 septembre sur les bastions du Hezbollah à travers le Liban, Israël mène depuis le 30 septembre une offensive terrestre dans le sud du pays, élargie cette semaine aux zones côtières du sud-ouest.
« Jusqu'à présent, nous avons constaté sur le terrain des incursions terrestres limitées », a indiqué mercredi le porte-parole de la diplomatie américaine, Matthew Miller. « Nous allons continuer à avoir des conversations avec le gouvernement israélien à ce sujet, car je pense qu'il est évident qu'il y a un moment où ce qu'ils font maintenant se transformera en quelque chose de différent qui aura des implications politiques évidentes à l'intérieur du Liban, ainsi qu'un impact humanitaire sur le peuple libanais », a-t-il ajouté.
Les Etats-Unis ont ainsi mis en garde Israël contre toute offensive au Liban qui « ressemblerait » à ce qu'il s'est passé dans la bande de Gaza, ravagée par un an de guerre sans répit menée par Israël en représailles à l'attaque du Hamas le 7 octobre 2023.
La veille, Benjamin Netanyahu avait averti que le pays pourrait subir les mêmes « destructions et souffrances » que Gaza, et appelé les Libanais à « libérer leur pays » du Hezbollah, mouvement islamiste allié de l'Iran.
Concernant Gaza, le président américain et Benjamin Netanyahu ont, selon la Maison Blanche, évoqué « l'urgence de relancer l'action diplomatique pour libérer les otages détenus par le Hamas ».
Ces négociations, menées sous l'égide des Etats-Unis, de l'Egypte et du Qatar, sont au point mort, Washington soulignant notamment que le Hamas n'échange plus depuis des semaines.
Joe Biden a, par ailleurs, jugé « impératif de restaurer l'accès (de l'aide humanitaire) au nord » du territoire palestinien où l'armée israélienne mène d'intenses bombardements et a fermé des routes.

