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Politique - Guerre Au Liban

Le récap du week-end : Déluge de feu sur la banlieue sud de Beyrouth, première frappe près de Tripoli

Des affrontements ont éclaté entre des combattants du Hezbollah et des Israéliens à la périphérie de Yaroun, Maroun el-Rass, Kfar Kila et Adaïssé, avec une incursion limitée dans Yaroun, a déclaré une source de sécurité à « L’Orient-Le Jour ».

Le récap du week-end : Déluge de feu sur la banlieue sud de Beyrouth, première frappe près de Tripoli

Une des dizaines de frappes israéliennes qui ont visé, dans la nuit de samedi à dimanche, la banlieue sud de Beyrouth. Mohammad Yassine/L’OLJ

Israël ne laisse aucun répit à la banlieue sud de Beyrouth, qui a été la cible d’une trentaine d’attaques d’une intensité rare dans la nuit de samedi à dimanche. C’est vers 23h, et après un premier avis d’évacuation, que le pilonnage nocturne de cette zone a débuté. D’une intensité impressionnante, certaines frappes ont été entendues à des dizaines de kilomètres à la ronde.L’armée israélienne a déclaré avoir visé une série de cibles du Hezbollah à Beyrouth, y compris des dépôts de munitions et d’autres infrastructures. Près de Bourj el-Brajné, une boule de feu s’est élevée vers le ciel après un bombardement qui a visé une station-service située sur l’ancienne route menant à l’Aéroport international de Beyrouth. Un incendie a fait rage, des heures durant, après le raid. Un autre bombardement a visé, à Haret Hreik, des studios de la chaîne télévisée al-Manar, du Hezbollah, précédemment évacués. À Ghobeyri, un raid d’une grande violence a fait trembler la capitale et au-delà, certains habitants qualifiant la déflagration de similaire à un tremblement de terre. Une colonne de feu s’est élevée au-dessus des infrastructures visées, desquelles étaient projetés des éclats non identifiés. Face à ces bombardements extrêmement violents, les habitants encore sur place, les Palestiniens du camp de Sabra par exemple, ont tenté de fuir les lieux. En parallèle, les frappes israéliennes sur les autres régions se sont poursuivies. À Jiyé, dans le Chouf, un raid israélien a tué deux femmes civiles. Des frappes ont également eu lieu dans la Békaa. Une frappe israélienne a notamment visé dimanche une position située à proximité des temples romains de Baalbeck, a indiqué un responsable local, précisant que le site millénaire n’avait pas été touché directement. « De telles frappes pourraient avoir un impact négatif sur la citadelle », a déclaré Bachir Khodr, mohafez de Baalbeck. « La frappe a eu lieu à environ 500 à 700 m du site, et n’a visé ni la citadelle ni son enceinte », précise-t-il dans des propos tenus à l’AFP. De son côté, le ministre libanais sortant de l’Énergie et de l’Eau, Walid Fayad, a rendu hommage dans un communiqué à trois employés de l’Office des eaux du Liban-Sud tués dans des frappes sur Nabatiyé et Tyr. Il s’agit de Ali Sobhi Mansour et Hussein Raslane, tous deux originaires de Taybé, ainsi que Karim Darwiche, de Nabatiyé.

Assassinats

Dans la nuit de vendredi à samedi, Israël a bombardé pour la première fois le camp de réfugiés palestiniens de Beddaoui, près de Tripoli. Le Hamas a annoncé, le lendemain, la mort d’un de ses commandants, Saïd Atallah Ali, et de sa famille dans cette frappe. L’armée israélienne a, en outre, revendiqué avoir éliminé un « commandant du Hezbollah », responsable selon elle de la mort de deux Israéliens en janvier. Hader Ali Tawil « était responsable de tirs antichars sur Kfar Yuval » qui ont tué deux citoyens israéliens, une mère et son fils, selon un message posté sur X. De son côté, le Hezbollah a revendiqué des dizaines d’attaques tout au long du week-end. Il dit notamment avoir « lancé une attaque aérienne avec un escadron de drones d’assaut visant la base (7200) au sud de Haïfa ». « L’attaque a frappé avec précision l’usine d’explosifs qui s’y trouvait », affirme le parti. Il a également déclaré avoir lancé un barrage de roquettes visant un rassemblement de soldats israéliens dans la ville de Maalot-Tarshiha, à 25 km de la frontière libanaise.Le chef du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi, a déclaré dimanche que « malheureusement, il y a eu de nombreuses violations du droit international humanitaire lors des frappes au Liban », en référence aux bombardements massifs menés par Israël dans plusieurs régions du pays depuis deux semaines. À ce jour, plus d’un million de personnes ont été déplacées à l’intérieur du Liban. Certains ont fui vers des zones plus sûres plus au nord, tandis que d’autres ont décidé de prendre le chemin de la Syrie. Selon le dernier chiffre fourni, le 1er octobre 2024, par le Centre de crise libanais, 176 080 citoyens syriens et 63 373 citoyens libanais ont fui vers la Syrie depuis le 23 septembre. Soit un total de 239 453 personnes. Le gouvernement libanais a publié samedi un rapport recensant 2 036 tués et 9 662 blessés dans les « agressions israéliennes » contre le Liban depuis le 8 octobre 2023.

L’offensive terrestre se poursuit

En parallèle des bombardements, l’offensive terrestre israélienne se poursuit. Dimanche, des affrontements ont éclaté entre des combattants du Hezbollah et des Israéliens à la périphérie de Yaroun, Maroun el-Rass, Kfar Kila et Adaïssé, avec une incursion limitée dans Yaroun, a déclaré une source de sécurité à L’Orient-Le Jour. Tout au long du week-end, le Hezbollah a publié des communiqués où il affirme avoir repoussé des tentatives d’infiltration israéliennes, notamment au niveau du secteur est de la frontière. Il dit également avoir tué pas moins de 25 soldats israéliens et blessé 130 autres dans ces combats. Israël, lui, ne confirme que la mort d’une dizaine de ses soldats et assure avoir tué « quelque 440 combattants du Hezbollah ». « Les forces des 36e et 98e divisions ont détruit des sites de lancement, des ouvertures de tunnels, des bâtiments militaires et des équipements de combat, tandis que l’armée de l’air a frappé plus de 150 cibles du Hezbollah, guidées par les forces terrestres », a également affirmé, le même jour, le porte-parole en arabe de l’armée israélienne, Avichay Adraee.Il a ajouté que les forces de la brigade israélienne Golani « ont découvert des ouvertures de tunnels, des entrepôts d’armes, des fosses à munitions et des zones de préparation appartenant au Hezbollah ». En parallèle, il a appelé les habitants d’une vingtaine de villages du Liban-Sud, notamment du caza de Bint Jbeil et Marjeyoun, à évacuer les lieux, avant de nouvelles opérations contre « des installations du Hezbollah ». « Vous devez immédiatement évacuer vos maisons et vous rendre au nord du fleuve Awali », au nord de Saïda, a-t-il indiqué dans un message sur X. Les villages concernés sont Houla, Meis el-Jabal, Blida, Mhaybib, Chakra, Baraachit, Majdel Selm, Qabrikha, Kounine, Beit Yahoun, Jmeijmé, Tayré, Bani Hayane, Tamriyé, Touline, Deir Seriane, Qseir, Bafliyé, Jabal el-Adas, Bayada, Sarbine, Bourj Rahal, Aïn Baal, Rachidiyé et Henniyé. Trois appels à évacuer similaires adressés aux habitants du Sud ont déjà été publiés au cours des derniers jours par Israël. En visite à la frontière libanaise, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche à des soldats déployés dans la zone : « Ensemble, nous vaincrons », près d’une semaine après le début des incursions terrestres de l’armée israélienne dans le sud du Liban. « Il y a un an, nous avons subi un coup terrible », a-t-il dit en référence à l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023. « Au cours des douze mois qui ont suivi, nous avons transformé la réalité d’un extrême à l’autre. Le monde entier est émerveillé par les coups que vous portez à nos ennemis », a-t-il ajouté.

Et l’année scolaire dans tout ça ?

Le ministre libanais sortant de l’Éducation, Abbas Halabi, a annoncé dans ce contexte que la rentrée scolaire dans l’enseignement public aura lieu le 4 novembre, et qu’il autorisait les écoles privées, dont les élèves ont déjà repris les cours, à les poursuivre à distance. Le directeur général de l’éducation, Imad Achkar, a lui indiqué que 40 % des « 1,25 million d’élèves dans les écoles libanaises » ont été déplacés par les bombardements israéliens. Lors d’une conférence de presse, le ministre Halabi a affirmé que les cours seront donnés à distance ou selon un système mixte, mêlant leçons en ligne et en présentiel. Il a espéré que « l’année scolaire ne sera pas perdue, aussi difficile que cela puisse être ». Concernant l’enseignement universitaire, le ministre a expliqué que la possibilité de reprendre l’enseignement dans les universités privées à partir de demain, lundi, sera décidée par l’administration de chaque établissement, en tenant compte des conditions des étudiants, tout comme la décision d’enseigner à distance ou en présentiel.

Israël ne laisse aucun répit à la banlieue sud de Beyrouth, qui a été la cible d’une trentaine d’attaques d’une intensité rare dans la nuit de samedi à dimanche. C’est vers 23h, et après un premier avis d’évacuation, que le pilonnage nocturne de cette zone a débuté. D’une intensité impressionnante, certaines frappes ont été entendues à des dizaines de kilomètres à la ronde.L’armée israélienne a déclaré avoir visé une série de cibles du Hezbollah à Beyrouth, y compris des dépôts de munitions et d’autres infrastructures. Près de Bourj el-Brajné, une boule de feu s’est élevée vers le ciel après un bombardement qui a visé une station-service située sur l’ancienne route menant à l’Aéroport international de Beyrouth. Un incendie a fait rage, des heures durant, après le raid. Un autre...
commentaires (1)

On égrène les destructions et les morts comme si cette guerre était inévitable. On attend des journalistes, des positions honorables qui relatent les faits mais aussi et surtout les causes de notre malheur. Les articles sont détaillés mais personne n’insiste sur le fait que notre pays est pris en otage ainsi que ses citoyens pour la seule et unique raison qui est, la présence d’une milice super armée qui a pris le contrôle de notre pays avec la bénédiction des vendus au pouvoir pour simplement s’enrichir. Il faut le dire et le répéter instamment et sans réserves. Le monde doit savoir que nous

Sissi zayyat

10 h 57, le 07 octobre 2024

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Commentaires (1)

  • On égrène les destructions et les morts comme si cette guerre était inévitable. On attend des journalistes, des positions honorables qui relatent les faits mais aussi et surtout les causes de notre malheur. Les articles sont détaillés mais personne n’insiste sur le fait que notre pays est pris en otage ainsi que ses citoyens pour la seule et unique raison qui est, la présence d’une milice super armée qui a pris le contrôle de notre pays avec la bénédiction des vendus au pouvoir pour simplement s’enrichir. Il faut le dire et le répéter instamment et sans réserves. Le monde doit savoir que nous

    Sissi zayyat

    10 h 57, le 07 octobre 2024

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