Des femmes pleurant leurs proches tués dans des frappes israéliennes à Deir el-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, le 6 octobre 2024. Photo REUTERS/Ramadan Abed
« Une année de larmes et de dévastations » : le Comité international de la Croix-Rouge a réclamé dimanche des mesures urgentes pour alléger les souffrances au Proche-Orient, à la veille de l'anniversaire des attaques du 7 octobre.
« Au cours de l'année écoulée, la région a été le théâtre d'une dévastation et d'une déshumanisation à grande échelle », indique le CICR dans un communiqué, appelant « au respect de la dignité humaine et à l'adoption de mesures urgentes pour alléger les souffrances ». « Les civils ont été réduits à des chiffres, leur individualité ayant été gommée par les rhétoriques divergentes autour du conflit. Mais derrière les chiffres il y a des gens – des enfants, des parents, des frères, des sœurs et des amis qui se débattent aujourd’hui pour survivre et qui font face jour après jour à la douleur, à la peur et à l'incertitude quant à leur avenir », poursuit l'organisation. Elle souligne aussi que « cette année a été marquée par la douleur et des questions restées sans réponse ». « De nombreuses familles ont été déchirées, avec des proches qui sont toujours retenus contre leur gré. Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et des millions ont été déplacées dans toute la région », indique-t-elle.
Lundi marque le premier anniversaire de l'attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien, qui a provoqué la sidération dans le pays et déclenché la guerre à Gaza, laquelle s'est depuis étendue au Liban voisin contre le Hezbollah.
L'attaque du 7 octobre a entraîné la mort de 1.205 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur les chiffres officiels israéliens, incluant les otages morts ou tués en captivité dans la bande de Gaza. En représailles, Israël a lancé une opération militaire qui a fait jusqu'ici au moins 41.870 morts à Gaza, en majorité des civils, selon des chiffres du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas jugés fiables par l'ONU.
« Près d'un an après les attaques du 7 octobre, et l'escalade massive des hostilités qui s'en est suivie, la population de la région continue d'endurer des épreuves, des souffrances et des pertes insoutenables qui transcendent les frontières », constate le CICR.
Le CICR appelle une nouvelle fois toutes les parties à respecter la dignité de toutes les personnes touchées par ce conflit : « En tant qu’êtres humains, elles ont des droits, elles doivent être protégées, et elles doivent pouvoir recevoir une assistance humanitaire et reconstruire leur vie en toute sécurité ».

