Des partisans et des militants du parti Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI) de l'ancien Premier ministre Imran Khan crient des slogans lors d'une manifestation à Islamabad, le 4 octobre 2024. Photo AFP / FAROOQ NAEEM
Islamabad, la capitale pakistanaise était bouclée et quadrillée samedi par les forces de sécurité, et l'internet mobile a été coupé alors que des partisans de l'ex-Premier ministre emprisonné Imran Khan tentent de mobiliser la rue. Khan n'a pas été autorisé à se présenter aux élections législatives de février qui ont été entachées d'allégations de fraude. Mais le parti de l'ex-international de cricket, le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), veut montrer qu'il peut encore mobiliser contre le gouvernement, formé sans lui après ce scrutin grâce au soutien de l'armée.
Des sympathisants du PTI ont commencé à affluer vers Islamabad vendredi après avoir quitté leur base située dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, dans le nord-ouest du pays, mais ils se sont heurtés à des barrages routiers faits de conteneurs maritimes et à des volées de gaz lacrymogènes. Samedi, de petits groupes dispersés se sont pressés vers Islamabad pour défier le gouvernement qui a approuvé le déploiement de troupes dans les rues, en invoquant la nécessité de garantir la sécurité avant le sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) qui doit s'ouvrir le 15 octobre.
"Je suis tellement fier de tout notre peuple", a déclaré Khan dans un message publié sur X samedi après-midi. "Vous avez fait preuve d'une résilience et d'un courage sans faille en sortant hier et en surmontant des obstacles incroyables." Des manifestations sont également prévues samedi à Lahore, mais la principale autoroute reliant la mégapole de l'Est à la capitale a été bloquée.
Pour Amnesty International, les coupures dans les communications et les barrages routiers "portent atteinte au droit des personnes à la liberté d'expression, à l'accès à l'information, à la réunion et à la circulation pacifiques". "Ces restrictions font partie d'une répression inquiétante du droit de manifester au Pakistan".
Il y a plus d'un an, était incarcéré Imran Khan, 71 ans dont quatre au poste de Premier ministre avant une censure --parce qu'il avait perdu le soutien, indispensable au Pakistan, de la puissante armée selon les experts. En tant que chef de l’opposition, il a mené une campagne de défiance sans précédent avant de se retrouver mêlé à une multitude de procès qui, selon lui, ont été orchestrés pour empêcher son retour au pouvoir.
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