La localité de Maroun el-Ras au Liban-Sud, bombardée par l'aviation israélienne, le 30 septembre 2024. Photo AFP/MENAHEM KAHANA
Les frappes israéliennes menées lundi dans différentes régions du Liban ont fait 95 morts, selon le dernier bilan publié dans la nuit par le ministère de la Santé. Le nombre de blessés, au terme d'une journée de frappes qui ont touché quasiment sans discontinuer le Liban-Sud et la Békaa, s'élève, lui, à 172 blessés.
Ces victimes se répartissent comme suit :
- À Beyrouth : quatre morts et quatre blessés. Une frappe avait touché dans la nuit de dimanche à lundi, un appartement résidentiel du quartier Cola. Le Front populaire de libération de la Palestine a annoncé trois tués dans ses rangs, notamment deux haut-gradés.
- Dans le mohafazat de Baalbeck-Hermel : 16 morts et 48 blessés.
- Dans le mohafazat de la Békaa : sept morts et 22 blessés.
- Dans le mohafazat de Nabatiyé (qui regroupe les cazas de Nabatiyé, Bint Jbeil, Marjeyoun et Hasbaya) : 16 morts et 55 blessés.
- Dans le mohafazat du Liban-Sud (qui comprend les cazas de Saïda, Jezzine et Tyr) : 52 morts et 43 blessés.
Le ministère ne précise pas la proportion de femmes et d'enfants parmi ces victimes. Il avait cependant annoncé dans la journée de lundi la mort de six secouristes, attaqués par Israël alors qu'ils étaient en mission sur le lieu d'un précédent bombardement à Sohmor, dans la Békaa. Le ministère n'a pas non plus fait de distinction entre les civils et les combattants. Outre les trois membres du FPLP tués à Beyrouth, les frappes ont tué le chef du Hamas au Liban, dans le camp d'el-Bass, près de Tyr. Pour sa part le Hezbollah n'a pas annoncé de combattant tué depuis le 27 septembre. La majorité des victimes sont, selon les informations transmises tout au long de la journée de lundi par nos correspondants, des civils, parfois tués par familles entières.

