Un homme assis devant le site de la frappe sur la banlieue-sud de Beyrouth dans laquelle a été tué le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, le 29 septembre 2024. Photo AFP
Mark Kelly, un sénateur américain, a affirmé dimanche sur la chaîne NBC News qu'Israël a utilisé des « bombes Mark 84 de 2 000 livres (900 kilos, ndlr) produites aux États-Unis » pour tuer le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah. C'est la première fois qu'un officiel, israélien ou américain, précise le type de munition utilisée dans le bombardement massif de vendredi dernier.
Interrogé sur la chaîne sur l'éventualité d'imposer des conditions à Israël pour les livraisons d'armes, le sénateur a estimé que « le moment n'était pas encore venu ». « Nous voyons l'utilisation de plus de munitions équipées d'un kit de guidage JDAM, et nous continuons de fournir ces armes », a-t-il souligné, avant de se dire « convaincu » que la bombe utilisée pour « éliminer Nasrallah » était une « bombe guidée de la série Mark 84 ».
Dans ce même entretien, Mark Kelly a estimé que c'était « une bonne chose » que le chef du parti chiite soit mort et que cela envoyait « un message fort ».
Une vidéo publiée par l'armée israélienne après son opération contre la banlieue-sud de Beyrouth montre au moins huit avions d’affilée armés de ces bombes de 900 kilos. Certaines, une quinzaine, sont identifiables comme étant le modèle BLU-109, de fabrication américaine et équipé d'un kit de guidage JDAM, rapporte le quotidien Haaretz. Ces bombes sont appelées « bunker busters » (démolisseur de bunkers). Elles permettent de pénétrer dans le sol avant d’exploser, chaque explosion ouvrant la voie à la suivante.
Les exportations de ce modèle par les États-Unis avaient été suspendues en mai dernier pendant l’offensive israélienne à Rafah, alors qu’une nouvelle livraison à Israël était prévue, Washington craignant que l’utilisation de ces bombes extrêmement destructrices entraîne d’importantes pertes civiles dans la bande de Gaza.


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