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L'Iran disposé à reprendre les négociations sur le nucléaire, dit le chef de l'AIEA à l'AFP


Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi. Photo d'archives AFP

L'Iran semble disposé à reprendre les négociations sur le nucléaire, mais refuse pour l'heure le retour sur ses sites des inspecteurs dont l'accréditation a été retirée, a déclaré jeudi le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, dans un entretien avec l'AFP. Les Iraniens « montrent des signes de volonté de se réengager, non seulement avec l'AIEA, mais aussi (...) avec nos anciens partenaires dans l'accord nucléaire de 2015 », a-t-il dit, tout en indiquant que Téhéran ne voulait pas « remettre sur la liste les inspecteurs » dont l'accréditation a été retirée. 

L'Iran a fortement réduit depuis 2021 les inspections des sites. Des caméras de surveillance ont été débranchées et l'accréditation d'un groupe d'experts a été retirée.  Alors que Rafael Grossi doit se rendre à Téhéran courant octobre, l'Iran lui a définitivement fait savoir qu'il n'y aurait pas d'inflexion au sujet des inspecteurs, a-t-il expliqué à l'AFP.

Depuis l'arrivée l'été dernier du président iranien réformiste Massoud Pezeshkian, Téhéran a exprimé son souhait de relancer des négociations pour ranimer l'accord conclu en 2015 avec les pays européens de l'E3 (Paris, Londres, Berlin), les Etats-Unis, la Russie et la Chine.  Ce pacte connu sous l'acronyme JCPOA était censé encadrer les activités atomiques de l'Iran en échange d'une levée des sanctions internationales. Mais il a volé en éclats après le retrait américain décidé en 2018 par le président d'alors, Donald Trump. Des tractations menées à Vienne ont échoué à l'été 2022.

Les Européens se montrent prudents

Pour l'heure, les Européens se montrent prudents sur la possibilité d'un retour à la table de discussions à l'approche de l'élection présidentielle américaine début novembre. « Si les choses évoluent de manière positive, il se pourrait, et je pense que c'est l'intention du président (Pezeshkian) et du ministre des Affaires étrangères (Abbas Araghchi), qu'il y ait une reprise des discussions avec les anciens partenaires de négociation pour voir quel type de cadre », a déclaré Rafael Grossi à l'AFP. La question étant de savoir si cela sera celui du JCPOA ou non. « Est-ce que ce sera la même chose ? Est-ce que cela sera quelque chose de complètement différent (...) ? C'est à eux (négociateurs) de décider si c'est réalisable, réaliste et utile », a-t-il souligné. Les Européens sont, eux, sceptiques sur la possibilité de reprendre le cadre du pacte initial, selon une source diplomatique.


L'Iran semble disposé à reprendre les négociations sur le nucléaire, mais refuse pour l'heure le retour sur ses sites des inspecteurs dont l'accréditation a été retirée, a déclaré jeudi le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, dans un entretien avec l'AFP. Les Iraniens « montrent des signes de volonté de se réengager, non seulement avec l'AIEA, mais aussi (...) avec nos anciens partenaires dans l'accord nucléaire de 2015 », a-t-il dit, tout en indiquant que Téhéran ne voulait pas « remettre sur la liste les inspecteurs » dont l'accréditation a été retirée. L'Iran a fortement réduit depuis 2021 les inspections des sites. Des caméras de surveillance ont été débranchées et l'accréditation d'un groupe d'experts a été retirée.  Alors que...