Des militaires israéliens à Sa'ar, dans le nord d'Israël, après une frappe de roquettes du Hezbollah, le 25 septembre 2024. Photo AFP / Jack Guez
Le chef du commandement de l'armée israélienne du Nord, le général de division Uri Gordin, a déclaré mercredi que la confrontation avec le Hezbollah était entrée dans une « phase différente » et que l'armée devait se préparer à une «manœuvre terrestre», alors qu'il s'adressait à des soldats du corps blindé, rapporte le quotidien Haaretz.
« L'opération a commencé par une frappe très importante sur les capacités du Hezbollah », a affirmé le général Gordin. « À la lumière de ce qui précède, nous devons modifier la situation en matière de sécurité. Nous devons être très bien préparés à une manœuvre et à une action ».
L'armée israélienne a annoncé, en outre, que deux brigades de réserve allaient être mobilisées pour mener « des missions opérationnelles » dans le nord du pays, à la frontière avec le Liban. « Cela permettra de continuer à combattre le Hezbollah, protéger les citoyens israéliens et créer des conditions propices à un retour des habitants du Nord », selon l'armée, citée par le Haaretz.
Le même média a indiqué que les Israéliens ont revendiqué mercredi avoir frappé « 280 cibles » du Hezbollah au Liban, « y compris des sites de lancement » de roquettes, utilisés pour bombarder Israël, alors que le parti-milice chiite a revendiqué une série de tirs sur des positions, jusqu'à une soixantaine de kilomètres à l'intérieur du territoire israélien, au sud de Haïfa, sur la côte de la Méditerranée. Ils ont également dit avoir frappé 60 sites du « renseignement du Hezbollah ».



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