Un policier se bat avec des manifestants alors que les familles et les sympathisants des otages israéliens détenus par des militants palestiniens dans la bande de Gaza depuis octobre organisent un rassemblement appelant à leur libération à Tel Aviv le 2 septembre 2024. Photo AFP /Jack GUEZ
Un tribunal israélien du Travail a ordonné lundi la fin immédiate de la grève lancée depuis le matin en vue d'accroître la pression sur le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu pour obtenir la libération des otages retenus à Gaza.
« Après avoir entendu les opinions des parties et lu les documents déposés, nous émettons un ordre national interdisant la grève qui a été lancée, précisant que la grève doit cesser aujourd'hui à 14H30 » (11H30 GMT), a indiqué le tribunal du Travail de Tel-Aviv dans sa décision dont l'AFP s'est procurée une copie.
Le tribunal a estimé pour justifier sa décision qu'il « était clair qu'il s'agissait d'une grève politique », précisant qu'il n'avait trouvé « aucun argument économique » dans les explications de la puissante centrale syndicale Histadrout pour justifier la grève.
La texte rappelle les propos du chef de la Histadrout, Arnon Bar-David, selon lesquels « nous ne pouvons pas rester les bras croisés pendant que nos enfants sont assassinés dans les tunnels de Gaza ».
Le procureur général israélien, à la demande du ministre des Finances, Bezalel Smotrich (extrême droite), avait saisi le tribunal du travail, arguant que la motivation de la grève était d'ordre politique et ne concernait pas un conflit collectif de travail.


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