Khalid Sheikh Mohammed en 2009. Photo d'archives. AFP
Le Pakistanais Khalid Sheikh Mohammed (KSM), considéré comme le cerveau des attentats du 11 septembre 2001, a accepté un accord de peine négociée, selon une annonce faite mercredi soir par le Pentagone.
Détenu dans la base militaire américaine de Guantanamo, KSM a évité un procès où il risquait la peine de mort en échange d'une sentence de réclusion criminelle à perpétuité, comme l'a rapporté le New York Times. Cet accord a également concerné deux de ses coaccusés, Walid bin Attash et Mustafa al-Hawsawi, également détenus à Guantanamo depuis deux décennies. Tous trois ont été accusés de terrorisme et du meurtre de près de 3 000 personnes dans les attentats de New York et Washington le 11 septembre 2001.
Procédure embourbée
Ces hommes n'ont jamais été jugés, la procédure s'étant embourbée autour de la question des tortures qu'ils ont subies dans les prisons secrètes de la CIA, qui auraient pu compromettre les preuves présentées contre eux. En mars 2022, les avocats des prisonniers avaient confirmé que des négociations étaient en cours pour conclure un accord de peine négociée, plutôt que de les présenter devant le tribunal militaire de Guantanamo. Les accusés avaient notamment cherché à obtenir la garantie de rester détenus à Guantanamo, évitant ainsi un transfert dans un pénitencier fédéral sur le continent américain, où ils auraient été placés à l'isolement.
Cerveau autoproclamé de ces attaques, KSM s'est vanté d'avoir imaginé et organisé les attentats les plus meurtriers de l'histoire moderne. Après Oussama Ben Laden, il reste l'une des figures les plus honnies liées aux attentats du 11 septembre 2001. Cet « entrepreneur terroriste » a été décrit comme un homme très instruit, à l'aise autant dans un bureau de fonctionnaire que dans une planque pour terroristes.
Arrêté à Rawalpindi, au Pakistan, en mars 2003, KSM a été transféré dans des prisons secrètes de la CIA en Pologne, où il a subi des séances de torture intenses, notamment le « waterboarding » à 183 reprises en quatre semaines. Ces pratiques ont été dénoncées pour avoir généré des informations souvent fausses. Cependant, après son transfert à Guantanamo en septembre 2006, l'homme a fièrement avoué devant le tribunal militaire être responsable de l'opération du 11-Septembre « de A à Z », ainsi que de trente autres opérations liées à el-Qaëda, y compris les attentats de Bali et du Kenya, et le meurtre du journaliste américain du Wall Street Journal, Daniel Pearl, à Karachi en 2002.



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