Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Guerre

Frappe meurtrière dans le sud de Gaza : "aucune certitude" que Deif soit mort, dit Netanyahu

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 13 juillet 2024. Photo Nir Elias / POOL / AFP

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré samedi soir n'avoir « aucune certitude » sur le sort du chef de la branche armée du Hamas, Mohammad Deif, visé avec un autre responsable du mouvement islamiste par une frappe israélienne dans la bande de Gaza.

« L'Etat d'Israël a mené une attaque sur Gaza aujourd'hui pour tenter d'éliminer Mohammad Deif et son adjoint Rafa Salama », a dit le Premier ministre lors d'une conférence de presse. « Il n'y aucune certitude qu'ils aient été éliminés l'un et l'autre », a-t-il ajouté.

Le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas a annoncé que 90 Palestiniens, « dont la moitié étaient des femmes et des enfants », avaient été tués dans une frappe israélienne sur le camp de déplacés d'Al-Mawasi à Khan Younès (sud), dans le secteur qu'Israël dit avoir visé.

« L'élimination des chefs du Hamas permet d'avancer vers la réussite de tous nos objectifs », a affirmé M. Netanyahu. « Cela envoie un message de dissuasion à tous les intermédiaires de l'Iran et à l'Iran lui-même ». « Hier soir à minuit, lorsque les chefs du Shin Bet (sécurité intérieure, NDLR) m'ont présenté les détails de l'opération, j'ai voulu savoir trois choses : s'il y avait des otages dans les environs, l'étendue des dommages collatéraux et le type de munitions utilisés », a-t-il dit. « Ces dernières semaines, nous avons identifié des failles claires au sein du Hamas (...) L'opération d'aujourd'hui y contribue aussi, qu'importe l'issue qu'elle aura », a ajouté M. Netanyahu.

Chef des brigades Ezzedine al-Qassam, Mohammad Deif est l'une des personnes les plus recherchées par Israël. Il a « organisé et mené le massacre du 7 octobre et de nombreuses autres attaques », a dit M. Netanyahu. L'armée israélienne l'a présenté, ainsi que Rafa Salama, commandant de la brigade du Hamas de Khan Younès, comme « deux cerveaux du massacre du 7 octobre ». Elle a indiqué avoir mené une frappe « dans une zone clôturée gérée par le Hamas et où, d'après (ses) informations, seuls des terroristes du Hamas étaient présents et où il n'y avait pas de civils ».

La zone d'al-Mawasi, sur la côte entre Rafah et Khan Younès, avait été déclarée « zone humanitaire » par Israël, en théorie sûre pour les déplacés.

La guerre, entrée dans son dixième mois, a éclaté le 7 octobre après l'attaque sans précédent menée par des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza dans le sud d'Israël, qui a entraîné la mort de 1.195 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

En riposte, Israël a juré de détruire le Hamas et lancé une offensive qui a fait au moins 38.443 morts, en majorité des civils, d'après des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré samedi soir n'avoir « aucune certitude » sur le sort du chef de la branche armée du Hamas, Mohammad Deif, visé avec un autre responsable du mouvement islamiste par une frappe israélienne dans la bande de Gaza.« L'Etat d'Israël a mené une attaque sur Gaza aujourd'hui pour tenter d'éliminer Mohammad Deif et son adjoint Rafa Salama », a dit le Premier ministre lors d'une conférence de presse. « Il n'y aucune certitude qu'ils aient été éliminés l'un et l'autre », a-t-il ajouté.Le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas a annoncé que 90 Palestiniens, « dont la moitié étaient des femmes et des enfants », avaient été tués dans une frappe israélienne sur le camp de déplacés d'Al-Mawasi à Khan Younès (sud), dans le secteur...