Une épaisse fumée s'échappant après une frappe aérienne israélienne sur le village de Jibbein, dans le sud du Liban, le 11 juillet 2024. Photo Kawnat HAJU/AFP
Le ministère libanais des Affaires étrangères a affirmé vendredi avoir déposé une plainte, le 3 juillet, auprès du Conseil de sécurité de l'ONU, à la suite des attaques israéliennes contre « le secteur agricole, les agriculteurs et les éleveurs dans les villages frontaliers »
Le palais Bustros a affirmé dans un communiqué que la plainte comprenait « des statistiques officielles sur le nombre de sinistres résultant de l'utilisation du phosphore blanc par Israël, qui s'élève à 683 incendies ». Selon le texte, la superficie des terrains « entièrement brûlés dépasse 2 100 dounoms (210 000 mètres carrés) sur la période allant du 8 octobre 2023 à la mi-mars cette année ». La superficie des forêts et des terres agricoles endommagées s'élève, elle, à 6 000 dounoms (600 000 mètres carrés).
Qualifiant ces attaques de « systématiques », le ministère a estimé que celles-ci constituent une « violation flagrante de l'article 55 du 1er protocole additionnel (1977) des conventions de Genève (1949), qui stipule que « pendant les hostilités, le milieu naturel doit être protégé contre les dommages étendus, durables et graves ». Il a enfin appelé le Conseil de sécurité à « condamner Israël pour ses attaques directes, délibérées et répétées contre les civils et l'environnement naturel au Liban » et à veiller à ce qu'il « ne reste pas impuni pour ces crimes ».
Cette nouvelle plainte déposée par Beyrouth auprès de l'ONU intervient après que l'État hébreu ait touché à maintes reprises des espaces verts au Liban, ainsi que des bergers ou des élevages dans des villages du Sud. Lundi, une frappe israélienne a atteint un élevage ovin à Jabal Toura, à quelques kilomètres au sud de Jezzine, tuant des centaines de chèvres.


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