Des Palestiniens inspectent les dégâts, après une frappe israélienne sur le quartier de Shejaiya, dans l'est de Gaza, le 10 juillet 2024. REUTERS/Dawoud Abu Alkas
Un responsable du Hamas, Hossam Badran, a déclaré mercredi à l'AFP que l'"intensification" des "massacres" israéliens dans la bande de Gaza avait pour effet de renforcer les exigences du mouvement islamiste, au moment où des négociations doivent reprendre en vue d'un cessez-le-feu.
Interrogé sur les opérations israéliennes dans la ville de Gaza, où l'armée a renforcé son offensive ces derniers jours, M. Badran a estimé qu'Israël tentait "de faire pression sur les négociations en intensifiant les bombardements, les déplacements et les massacres, en espérant que la résistance (les groupes armés, NDLR) renoncera à ses demandes légitimes".
"Mais elle obtiendra le résultat inverse, car les massacres nous poussent à nous accrocher à nos exigences concernant l'arrêt de la guerre et le retrait de Gaza", a-t-il ajouté.
L'armée israélienne, qui avait affirmé en janvier avoir démantelé "la structure militaire" du Hamas dans le nord de Gaza, y a mené et renforcé ses raids ces derniers jours, poussant des dizaines de milliers de personnes à se déplacer.
En parallèle, quatre écoles ont été visées par l'armée en quatre jours, faisant au moins 49 morts, d'après des sources à Gaza dont le Hamas. Israël a dit viser des "terroristes".
Le chef politique du mouvement islamiste, Ismaïl Haniyeh, avait indiqué lundi avoir averti les médiateurs que les "conséquences catastrophiques" des événements en cours pourraient "ramener les négociations à la case départ".
Après des mois d'efforts restés vains, de nouvelles discussions sont prévues au Qatar pour tenter d'avancer vers un cessez-le-feu et une libération d'otages enlevés lors de l'attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre.
"Nous ne pouvons savoir avec certitude jusqu'à quel point pourront aller les négociations malgré la souplesse que nous avons manifestée", a affirmé M. Badran, accusant le Premier ministre Benjamin Netanyahu de tenter "d'empêcher de parvenir à un accord pour des raisons purement personnelles".
L'attaque du Hamas le 7 octobre, qui a déclenché la guerre, a entraîné la mort de 1.195 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles.
Israël a juré de détruire le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007.
Sa campagne militaire de représailles a dévasté la bande de Gaza et fait 38.295 morts, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé de Gaza.
Un responsable du Hamas, Hossam Badran, a déclaré mercredi à l'AFP que l'"intensification" des "massacres" israéliens dans la bande de Gaza avait pour effet de renforcer les exigences du mouvement islamiste, au moment où des négociations doivent reprendre en vue d'un cessez-le-feu.
Interrogé sur les opérations israéliennes dans la ville de Gaza, où l'armée a renforcé son offensive ces derniers jours, M. Badran a estimé qu'Israël tentait "de faire pression sur les négociations en intensifiant les bombardements, les déplacements et les massacres, en espérant que la résistance (les groupes armés, NDLR) renoncera à ses demandes légitimes".
"Mais elle obtiendra le résultat inverse, car les massacres nous poussent à nous accrocher à nos exigences...


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