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Dernières Infos - Etats-Unis

Trump en opération séduction à Washington

L'ancien président américain Donald Trump à son arrivée au Captiol Hill Club, le 13 juin 2024 à Washington. Photo by Mattie Neretin / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Deux semaines après sa condamnation au pénal, Donald Trump s'est rendu jeudi à Washington pour une grande offensive de charme auprès de parlementaires républicains et de patrons d'entreprises.

L'ancien président ne se rend que très rarement dans la capitale fédérale américaine, une ville qu'il abhorre et où un nouveau procès l'attend.

En début de matinée, le républicain, candidat à l'élection de novembre face au démocrate Joe Biden, est arrivé le poing levé à une réunion avec des élus de son parti.

Un petit-déjeuner organisé à quelques encablures seulement du Capitole, le siège du Congrès américain, pris d'assaut par ses partisans en janvier 2021, et où Donald Trump ne s'était pas rendu depuis.

Entouré de parlementaires, le tempétueux septuagénaire a évoqué ses ennuis judiciaires en longueur, selon un chef républicain, mais s'est aussi épanché sur l'avortement, question hautement sensible en pleine campagne électorale.

Trois ans après l'attaque du Capitole 

Donald Trump, qui a quitté Washington avec fracas en 2021, a aussi rencontré des sénateurs républicains, et notamment le ténor conservateur Mitch McConnell, avec qui il a échangé une poignée de main.

Les relations entre les deux hommes étaient pourtant glaciales, depuis l'assaut du Capitole.

Lors de cette froide journée de janvier, des milliers de partisans de Donald Trump avaient attaqué le siège du Congrès américain pour tenter de s'opposer à la certification de l'élection de Joe Biden, provoquant un chaos inimaginable.

Mitch McConnell, chef de file des républicains, avait alors eu des mots très forts à l'égard de Donald Trump, accusant le dirigeant d'être « responsable » de l'assaut.

Cela n'a toutefois pas empêché le sénateur octogénaire de se rallier à la candidature du républicain pour la présidentielle.

« J'ai dit il y a trois ans, juste après l'attaque contre le Capitole, que je soutiendrais notre candidat (républicain), quel qu'il soit, y compris lui (Donald Trump) », a-t-il justifié mercredi.

Entouré d'un grand groupe de sénateurs lors d'une conférence de presse en début d'après-midi, Donald Trump n'a pas évoqué ces différends avec Mitch McConnell.

Il a, au contraire, tenu à louer « l'unité extraordinaire » du Parti républicain.

« Je pense que nous allons assister à des élections extraordinaires », a-t-il renchéri promettant un durcissement de la politique migratoire, une armée américaine forte, et d'arrêter de « gaspiller de l'argent à travers le monde ».

« Un stand de kermesse » 

Entre deux réunions avec des parlementaires, Donald Trump a également rencontré les dirigeants des plus grandes sociétés américaines, membres de l'organisation Business Roundtable.

Le groupe de pression, qui représente les patrons d'Amazon, Apple ou McDonald's, prend régulièrement position sur des sujets concernant directement ses membres, comme la fiscalité ou les accords commerciaux internationaux, mais aussi sur des sujets de société plus larges.

Joe Biden était également convié à un échange avec le groupe, mais n'a pu y participer en raison du G7, organisé en Italie.

Devant ces dirigeants de grandes entreprises, Donald Trump devait détailler comment son programme « offrira des réductions d'impôts, des dérégulations record, du commerce équitable, de l'énergie en abondance et une faible inflation », a affirmé son entourage.

« Donald Trump ne serait même pas capable de gérer un stand de kermesse, et encore moins notre pays », a rétorqué un porte-parole de l'équipe de campagne de Joe Biden, James Singer.

« C'est un escroc, un arnaqueur, un homme d'affaires raté et un président qui a laissé l'Amérique en ruine. »

Deux semaines après sa condamnation au pénal, Donald Trump s'est rendu jeudi à Washington pour une grande offensive de charme auprès de parlementaires républicains et de patrons d'entreprises.L'ancien président ne se rend que très rarement dans la capitale fédérale américaine, une ville qu'il abhorre et où un nouveau procès l'attend.En début de matinée, le...