La nouvelle coordinatrice spéciale des Nations unies pour le Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert. Photo AFP
La nouvelle coordinatrice spéciale des Nations unies pour le Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, est arrivée à Beyrouth samedi, rapporte un communiqué publié par son bureau (UNSCOL). Mme Hennis-Plasschaert est cheffe de mission et succède à la diplomate polonaise Joanna Wronecka.
« C'est un honneur de poursuivre mon service au sein des Nations unies, ici à Beyrouth », a-t-elle déclaré, ajoutant : « Dans l'intérêt de la paix, de la sécurité et de la stabilité au Liban et dans l'ensemble de la région en cette période critique, je me réjouis de coopérer étroitement avec les autorités libanaises et tous les partenaires du Liban et de la communauté internationale pour faire avancer la mise en œuvre de la résolution 1701 ».
Cette résolution, adoptée pour mettre fin à la guerre de juillet 2006 entre Israël et le Hezbollah, autorise explicitement la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) et l'armée libanaise à opérer et à maintenir la paix le long de la « Ligne bleue », qui délimite provisoirement la frontière avec l’État hébreu. Le texte prévoit aussi que le Hezbollah soit tenu à l'écart de la frontière en échange du respect par Israël de la souveraineté libanaise.
Jeanine Hennis-Plasschaert a été nommée coordinatrice spéciale le 20 mai par le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Avant sa nomination, elle était représentante spéciale du secrétaire général en Irak et cheffe de la mission d'assistance de l'ONU dans ce pays depuis 2018.
Elle a été la première femme à occuper le poste de ministre de la Défense aux Pays-Bas sous le Premier ministre Mark Rutte, de 2012 à 2017. Elle a aussi été membre de la Chambre des représentants des Pays-Bas (2010-12) et députée au Parlement européen (2004-10).

