Le président russe Vladimir Poutine et le ministre de la Défense regardent un bombardier TU-160M lors d'une visite à l'usine Gorbunov Aviation à Kazan, en Russie, le 25 janvier 2018. Sputnik/Alexei Nikolsky/Kremlin via REUTERS
Le président russe Vladimir Poutine a effectué jeudi un vol d'une trentaine de minutes à bord d'un bombardier stratégique et supersonique Tu-160M des forces de dissuasion nucléaire de la Russie, en plein conflit en Ukraine.
Selon les agences de presse russes, il s'est envolé depuis la piste d'une usine aéronautique à Kazan, la capitale de la république russe du Tatarstan (centre).
Le vol, d'après ces sources, a été effectué à bord d'un Tu-160M, une version modernisée de cette appareil conçu par l'Union soviétique lors de la Guerre froide.
« Nous recevons de nouveaux équipements, des équipements excellents et effectivement de nouvelle génération », s'est félicité le chef du Kremlin, cité par l'agence Ria-Novosti, alors qu'il a tourné une grande part de l'économie russe vers l'effort de guerre.
Le Tu-160M est un imposant bombardier lourd capable de mener des frappes nucléaires et conventionnelles sur de longues distances.
Depuis le début de l'offensive à grande échelle en Ukraine, en février 2022, le président russe a soufflé le chaud et le froid quant au recours à l'arme nucléaire, déployant à l'été 2023 des armes nucléaires tactiques au Bélarus, proche allié de Moscou.
Début novembre, Moscou a révoqué sa ratification du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICEN), sur fond de conflit en Ukraine et de crise avec les Occidentaux.
Fin octobre, la Russie avait également procédé à des tirs d'essai de missiles balistiques en vue de préparer ses forces à une « frappe nucléaire massive » de riposte.
La doctrine nucléaire russe prévoit un recours « strictement défensif » à l'arme atomique, en cas d'attaque de la Russie avec des armes de destruction massive ou en cas d'agression avec des armes conventionnelles « menaçant l'existence même de l'Etat ».

