Ce nouveau cycle de négociations entre le Hamas et les Israéliens, avec la médiation de l'Egypte et du Qatar, devait s'ouvrir dans la matinée au Caire, a précisé à l'AFP ce responsable sous couvert d'anonymat.
Ces discussions indirectes visent à obtenir une trêve des combats dans la bande de Gaza et un échange de prisonniers palestiniens détenus par Israël et d'otages israéliens, pour la seconde fois après la trêve d'une semaine qui avait permis fin novembre la libération de 105 otages à Gaza et 240 Palestiniens.
"La délégation du Hamas va rencontrer ce matin des responsables égyptiens, puis une délégation du Qatar se joindra aux réunions, et Qataris et Egyptiens vont tenter de rapprocher les points de vue des deux parties (israélienne et du Hamas)" via plusieurs rounds de négociations, a expliqué le responsable proche du Hamas.
"Nous nous attendons à des négociations très compliquées et difficiles, mais le Hamas est ouvert aux discussions et désireux d'arriver à un cessez-le-feu", a-t-il assuré.
Mercredi soir, quelques heures après avoir rencontré le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, qui plaide pour une nouvelle trêve, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a semblé rejeter toute concession dans les négociations.
Il a ordonné à son armée de "préparer" l'offensive sur Rafah, ville du sud la bande de Gaza où sont massés des centaines de milliers de déplacés palestiniens.
A la veille de son départ, M. Blinken a estimé mercredi soir qu'il restait "de la place pour un accord" malgré les déclarations de M. Netanyahu, et appelé les Israéliens à la mesure, dans les actes comme dans les discours.
L'attaque du Hamas le 7 octobre a entraîné la mort de plus de 1.160 personnes du côté israélien, en majorité des civils tués le jour même, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes. Environ 250 personnes ont été enlevées. Selon Israël, 132 otages sont toujours détenus à Gaza, dont 29 seraient morts.
En riposte, Israël a lancé une offensive dans la bande de Gaza qui y a fait 27.840 morts en quatre mois, en grande majorité des femmes, enfants et adolescents, selon un nouveau bilan du ministère de la Santé du Hamas fourni jeudi.
Selon le responsable proche du Hamas, les discussions au Caire porteront sur un cessez-le-feu qui pourrait durer "environ six semaines", une première phase où les deux parties pourraient discuter d'un échange entre des otages retenus à Gaza et des femmes et enfants palestiniens détenus dans des prisons en Israël.
Pendant cette première phase, 400 à 500 camions d'aide transportant de la nourriture, des médicaments et du carburant pourraient être autorisés à entrer chaque jour dans la bande de Gaza, en partie détruite et en proie à une grave crise humanitaire.
Ce cessez-le-feu, qui pourrait être renouvelé, pourrait permettre d'engager des discussions en vue d'un accord prévoyant le retrait de Gaza de l'armée israélienne et un retour des déplacés, a-t-il ajouté.
"Le Hamas insistera pour que la Turquie et la Russie soient aux côtés de l'Egypte, du Qatar, des Etats-Unis et de la France pour s'assurer que tous les points de l'accord soient respectés, dont un cessez-le-feu permanent et la reconstruction de la bande de Gaza", a-t-il souligné.


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