Un obusier automoteur de l'armée israélienne tire des obus depuis une position près de la frontière avec la bande de Gaza dans le sud d'Israël, le 24 décembre 2023. Photo AFP/MENAHEM KAHANA
La guerre entre Israël et le Hamas, entrée dimanche dans son 79e jour, a été déclenchée par une attaque sanglante et inédite perpétrée par le mouvement islamiste palestinien le 7 octobre sur le sol israélien depuis la bande de Gaza.
Environ 1.140 personnes, majoritairement des civils, ont été tuées dans cette attaque, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir du dernier bilan israélien, et quelque 250 enlevées et emmenées à Gaza. Parmi ces otages, 129, dont certains pourraient être morts, sont encore à Gaza, d'après l'armée. Une centaine de personnes ont été libérées dans le cadre d'une trêve fin novembre en échange de 240 prisonniers palestiniens incarcérés par Israël.
Après l'attaque du 7 octobre, Israël a juré d'"anéantir" le Hamas, pilonnant le territoire palestinien, l'assiégeant, et y menant une opération terrestre depuis le 27 octobre. Le ministère de la Santé du Hamas a fait état vendredi de 20.258 morts depuis le début des bombardements israéliens, majoritairement des femmes, enfants et adolescents et plus de 53.000 blessés.
Voici les derniers développements:
Intensification des opérations
Des bombardements ont visé dimanche Jabaliya et la ville de Gaza, dans le nord, et Khan Younès (sud), selon le Hamas.
Si le nord du territoire a été le plus touché depuis le 7 octobre, l'armée israélienne a annoncé son intention de continuer à frapper dans le sud, à la recherche des responsables du Hamas. Les combats dans la partie septentrionale "continueront, peut-être à une intensité moindre", a déclaré un porte-parole de l'armée, Jonathan Conricus, sur Fox News.
153 soldats tués
L'armée israélienne a annoncé dimanche que 153 soldats avaient été tués dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre, dont neuf samedi dans des combats, l'un des plus lourds bilans sur une journée.
Biden appelle à protéger les civils
Lors d'une conversation téléphonique avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président américain Joe Biden "a souligné le besoin crucial de protéger la population civile". Washington insiste de plus en plus pour que son allié israélien privilégie des opérations plus ciblées.
93 camions d'aide
Malgré le vote vendredi par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution réclamant l'acheminement "immédiat" et "à grande échelle" de l'aide humanitaire, vitale pour la population de Gaza, celle-ci n'a pas connu d'augmentation significative samedi, avec l'entrée de 93 camions contre une moyenne de quelque 80 les jours précédant le vote, d’après les autorités du point de passage de Rafah, entre l'Egypte et le territoire palestinien.
Flou sur le sort de 5 otages
Un porte-parole de la branche militaire du Hamas a déclaré samedi que son groupe avait "perdu le contact" avec ses combattants chargés de garder cinq otages israéliens, dont trois hommes apparus dans une vidéo diffusée le 18 décembre. "Nous pensons que ces otages ont été tués lors d'une des frappes sionistes sur la bande de Gaza", a-t-il déclaré.
Manifestations pour les otages
Des milliers de manifestants dont des parents d'otages se sont rassemblés samedi à Tel-Aviv, Haïfa et Césarée, en Israël, pour réclamer que le gouvernement négocie la libération des otages.
Navires ciblés
Après plusieurs attaques de drones en mer Rouge revendiquées par les rebelles Houthis du Yémen, qui soutiennent le Hamas, un "drone d'attaque tiré depuis l'Iran" a frappé samedi un navire commercial dans l'océan Indien, selon l'armée américaine. Deux pétroliers et un destroyer américain naviguant en mer Rouge ont également été visés par des drones lancés par les Houthis, a-t-elle ajouté. Le Pentagone affirme que l'Iran, allié des rebelles et du Hamas, fourni des informations aux Houthis pour planifier leurs attaques, ce que dément Téhéran.
La guerre entre Israël et le Hamas, entrée dimanche dans son 79e jour, a été déclenchée par une attaque sanglante et inédite perpétrée par le mouvement islamiste palestinien le 7 octobre sur le sol israélien depuis la bande de Gaza.
Environ 1.140 personnes, majoritairement des civils, ont été tuées dans cette attaque, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir du dernier bilan israélien, et quelque 250 enlevées et emmenées à Gaza. Parmi ces otages, 129, dont certains pourraient être morts, sont encore à Gaza, d'après l'armée. Une centaine de personnes ont été libérées dans le cadre d'une trêve fin novembre en échange de 240 prisonniers palestiniens incarcérés par Israël. Après l'attaque du 7 octobre, Israël a juré d'"anéantir" le Hamas, pilonnant le...

