Le chef du Hamas Ismaïl Haniyeh en 2018. Photo d'archive. Mahmoud HAMS/AFP
Basé au Qatar, M. Haniyeh ira mercredi à la tête d'une délégation "de haut niveau" du Hamas en Egypte où il doit avoir notamment avec le chef du renseignement égyptien, Abbas Kamel, des discussions "sur l'arrêt de l'agression et de la guerre pour préparer un accord de libération de prisonniers, la fin du siège imposé à la bande de Gaza", a indiqué la source à l'AFP.
L'Egypte avec le Qatar avaient contribué à la médiation d'une trêve d'une semaine fin novembre au cours de laquelle 80 Israéliens retenus en otages dans la bande de Gaza avaient été échangés contre 240 Palestiniens emprisonnés par Israël.
Selon la source du Hamas, les pourparlers en Egypte porteront sur "l'acheminement de l'aide humanitaire, le retrait de l'armée israélienne de la bande de Gaza et le retour des déplacés vers leurs villes et villages dans le nord".
La visite de M. Haniyeh sera sa deuxième en Egypte depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza le 7 octobre, après celle effectuée le 9 novembre.
Le site d'informations américain Axios a fait état d'une rencontre qui eu lieu ce week-end entre David Barnea, le chef du Mossad, les services secrets extérieurs israéliens, et le Premier ministre qatari, Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, en Europe pour discuter d'une seconde trêve en vue de la libération d'otages.
"Je viens d'envoyer deux fois le chef du Mossad en Europe pour promouvoir un processus de libération de nos otages. Je ne ménagerai aucun effort sur le sujet et notre devoir est de les ramener tous", a confirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu mardi soir en recevant des familles d'otages.
La guerre entre Israël et le Hamas, entrée mardi dans son 74e jour, a été déclenchée par une attaque sanglante et inédite perpétrée par le Hamas le 7 octobre sur le sol israélien à partir de la bande de Gaza.
Environ 1.140 personnes, en majorité des civils, ont été tuées dans cette attaque, selon un décompte de l'AFP, réalisé à partir des derniers chiffres officiels israéliens disponibles. 250 personnes ont été prises en otages et emmenées à Gaza dont 129 y sont toujours, selon les autorités israéliennes.
Après l'attaque du 7 octobre, Israël a juré d'"anéantir" le Hamas, pilonnant le territoire palestinien, l'assiégeant, et menant une vaste opération terrestre depuis le 27 octobre.
Plus de 19.660 civils sont morts dans les bombardements israéliens, majoritairement des femmes, des enfants et des adolescents, selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas.


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