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Dernières Infos - Guerre Israël-Hamas

A Gaza, le pain cuit dans des fours de fortune


Une Palestinienne préparant du pain sur un four de fortune entre les ruines d'une habitation, le 30 novembre 2023 à Khan Younès dans le Sud de la bande de Gaza. Photo Reuters/Mohammed Salem

"On est obligés de venir ici: toutes les boulangeries sont fermées". Dans les rues de la ville de Gaza, deux fours à bois ont été improvisés avec les moyens du bord pour palier le manque de carburant, qui empêche la production de pain.

Une solidarité de voisinage bienvenue pour Azmi Abou Assira, résident de la ville située dans le nord de la bande de Gaza, dévastée par les bombardements israéliens. "C'est quasiment impossible d'avoir de la farine. Un sac de 20 kilos coûte environ 300 à 400 shekels (74 à 99 euros)", déplore-t-il.

Avec les bras des alentours, Abou Abdoullah Mouhaysa a donc mis sur pieds quatre plaques de tôle sur le trottoir. Avant d'être cuite avec des bûches de chauffage, la pâte des petites galettes lève sur des torchons multicolores.

"Il fallait trouver un moyen de nourrir les gens et leurs enfants privés de tout, alors que la situation est catastrophique, surtout dans le nord" du territoire palestinien pilonné par l'armée israélienne depuis l'attaque du Hamas le 7 octobre, explique le généreux propriétaire de ces fours de fortune.

N'est réclamé aux bénéficiaires qu'un montant symbolique, pour contribuer à couvrir les coûts de la collecte du bois à débiter.

De quoi offrir un modeste sentiment de vie quotidienne au milieu des débris, au deuxième jour consécutif de bombardements par Israël de centaines de cibles, après l'arrêt d'une trêve d'une semaine avec le Hamas.

Aliment de base pour les habitants, le pain est devenu une denrée rare car l'un des derniers entrepôts de blé de Gaza a été détruit par les frappes israéliennes. 

Toutes les boulangeries du nord sont à l'arrêt et il n'y a plus assez de combustible pour faire tourner les minoteries, dont au moins deux, sur les cinq que compte le territoire, ont été endommagées.

Quasiment plus d'eau potable, plus d'électricité et très peu de nourriture: le risque de famine est "immédiat" selon l'ONU, pour les 2,4 millions de Gazaouis assiégés. 

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a appelé samedi dans un communiqué à garantir "l'accès des civils aux biens essentiels et vitaux".

Même si la trêve avait permis une accélération de l'arrivée de l'aide humanitaire, ce flot, qualifié de très insuffisant par l'ONU, a été interrompu par la reprise des hostilités. Le Croissant-Rouge palestinien a toutefois indiqué samedi avoir réceptionné les premiers camions.

"On est obligés de venir ici: toutes les boulangeries sont fermées". Dans les rues de la ville de Gaza, deux fours à bois ont été improvisés avec les moyens du bord pour palier le manque de carburant, qui empêche la production de pain.

Une solidarité de voisinage bienvenue pour Azmi Abou Assira, résident de la ville située dans le nord de la...