Le chef de la diplomatie iranienne, Hossein Amir-Abdollahian, a rencontré le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah. Photo bureau de presse du Hezbollah
Selon un communiqué du Hezbollah, son secrétaire général, Hassan Nasrallah, s'est réuni avec le chef de la diplomatie iranienne, Hossein Amir-Abdollahian, arrivé jeudi soir à Beyrouth.
L'Etat israélien et les Etats-Unis craignent l'ouverture d'un second front au nord d'Israël à la frontière avec le Liban, si le Hezbollah, soutenu par l'Iran, décidait d'intervenir massivement.
Depuis le début de la guerre le 7 octobre, l'implication du Hezbollah depuis le sud du Liban est restée limitée à des bombardements sur des positions israéliennes dans le nord, visant à soutenir le Hamas, son allié.
Environ 1.200 Israéliens ont été tués dans l'attaque du Hamas et plus de 1.500 Palestiniens lors de la riposte israélienne, selon les autorités locales.
Le chef du Hezbollah et le ministre iranien "se sont concertés au sujet des responsabilités qui incombent à tous, et des positions qui doivent être prises face aux événements historiques et aux derniers développements", selon le communiqué du Hezbollah.
Le ministre iranien a indiqué jeudi que l'ouverture d'un "nouveau front" contre Israël serait conditionnée aux "actions" de l'Etat israélien dans la bande de Gaza.
M. Amir-Abdollahian est été accueilli à son arrivée à Beyrouth jeudi soir par des représentants du Hezbollah, du Hamas et du Jihad islamique, soutenus par l'Iran, entre autres. Il doit s'entretenir vendredi avec des responsables libanais avant de se rendre à Damas.
S'exprimant depuis l'aéroport de Beyrouth, il a répété que les alliés régionaux de l'Iran (Syrie, Hezbollah, Hamas, entre autres), connus informellement sous le nom d'"Axe de la résistance", pourraient réagir en cas d'escalade de l'offensive israélienne à Gaza.
Le président iranien, Ebrahim Raïssi, avait appelé les "pays musulmans et arabes" à "se coordonner" pour "stopper les crimes" d'Israël. Il s'est ainsi entretenu mercredi soir avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président syrien Bachar al-Assad.


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