Un bombardement israélien sur la ville de Gaza le 9 octobre 2023. Photo MOHAMMED ABED / AFP
"L'opération militaire se poursuit et la résistance, menée par les Brigades al-Qassam (branche armée du Hamas), continue de défendre les droits de notre peuple, donc il n'y a actuellement aucune négociation possible sur la question des prisonniers ou autre" avec Israël, a déclaré Hossam Badrane, membre du bureau politique du Hamas dans la capitale du Qatar.
"Notre mission consiste désormais à tout mettre en oeuvre pour empêcher l'occupation de continuer à commettre des massacres contre notre peuple à Gaza, qui visent directement les habitations civiles."
Une source proche du dossier a indiqué toutefois à l'AFP que le Qatar conduisait des négociations pour un échange de prisonniers entre Israël et le Hamas. Les pourparlers ont fait "quelques progrès", a affirmé la même source sous couvert d'anonymat, sans fournir d'autres détails.
Le Hamas a menacé lundi soir d'exécuter des otages israéliens en réaction aux frappes israéliennes qui se multiplient sur la bande de Gaza au troisième jour de l'offensive surprise du mouvement palestinien.
"Chaque fois que notre peuple sera pris pour cible sans avertissement, cela entraînera l'exécution d'un des otages civils (...). L'ennemi ne comprend pas le langage humanitaire et éthique, donc nous allons leur parler un langage qu'ils comprennent", a déclaré le Hamas dans un communiqué. Plus d'une centaine d'Israéliens ont été enlevés par le mouvement, selon le gouvernement.
L'armée israélienne a ordonné lundi un siège complet de la bande de Gaza contrôlée par le Hamas, alors que la guerre a déjà fait plus de 1.400 morts de part et d'autre.

