Le chef du Courant patriotique libre Gebran Bassil. Phot prise de son compte X.
Le Courant patriotique libre (CPL) participera au dialogue proposé par le président de la Chambre Nabih Berry pour mettre fin à l'impasse présidentielle, à condition que le dialogue se conclut par "des sessions ouvertes du Parlement" jusqu'à ce qu'un président soit élu, a annoncé le parti à l'issue d'une réunion de son bureau politique.
"Le CPL conditionne sa participation au dialogue à l'assurance que celui-ci se conclura par des sessions ouvertes du Parlement pour l'élection d'un président, et ce sans interruption jusqu'à ce que cette élection soit réalisée, peut-on lire dans un communiqué du parti. Le CPL attend des initiateurs de ce dialogue les réponses nécessaires pour déterminer sa position finale". La formation aouniste fait implicitement allusion à M. Berry qui appelle à mettre fin à l'impasse présidentielle « en septembre » et à ce que « tout le monde, sans exception » participe au dialogue. Le Liban est en proie à une vacance à la magistrature suprême depuis la fin du mandat de Michel Aoun, le 31 octobre 2022.
Pour le CPL, ce dialogue "devrait être pragmatique, efficace et non traditionnel (...) et pourrait prendre diverses formes, bilatérales ou multipartites. Son ordre du jour devrait se limiter au programme du mandat, aux qualifications et au nom du président".
Si l'initiative de M. Berry a été saluée par le Hezbollah et le CPL elle a été critiquée par l'opposition.
Par ailleurs, le courant aouniste a mis en garde contre "l'arrivée d'une nouvelle vague de déplacés au Liban en provenance de Syrie en raison de la situation économique difficile dans ce pays". "Cette vague de déplacés est purement économique. Par conséquent, l'État ne devrait pas les accueillir", ajoute le communiqué. Le CPL appelle donc le "gouvernement et autorités de sécurité concernées de fermer complètement les frontières, y compris les passages légaux et illégaux, pour empêcher l'entrée de tout déplacé". "Tout manquement dans ce domaine engage la responsabilité de ceux qui en sont responsables, pour crime national commis contre le Liban", conclut-il.
Le Liban accueille, selon les estimations officielles, deux millions de réfugiés syriens, dont près de 830.000 sont enregistrés auprès de l'ONU. La question du sort de ces réfugiés fait régulièrement polémique dans un pays en pleine crise économique et politique. Le gouvernement appelle régulièrement à leur rapatriement, et plusieurs ministres se sont récemment rendus à Damas pour discuter de cette question.


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