Le président Tayyip Erdogan. Photo d'archives AFP
Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a eu mercredi un rare entretien téléphonique avec le dirigeant turc Recep Tayyip Erdogan, a annoncé son service de presse, les deux Etats affichant leur volonté de rapprochement malgré des tensions historiques. L'Arménie et la Turquie n'ont jamais officiellement établi de relations diplomatiques et leur frontière commune est fermée depuis les années 1990.
Leurs relations sont empoisonnées par les massacres d'Arméniens commis lors de la Première guerre mondiale dans l'Empire ottoman, ancêtre de la Turquie, ce qu'Erevan et de nombreux pays considèrent comme un génocide, un terme qu'Ankara rejette.
M. Pachinian et Erdogan ont "discuté du processus de normalisation des relations bilatérales", selon un communiqué du service de presse du gouvernement arménien. M. Pachinian, l'un des premiers dirigeants à avoir félicité fin mai le président turc pour sa réélection à ce poste, a assisté début juin en Turquie à la cérémonie d'investiture de M. Erdogan.
La Turquie, issue du démantèlement de l'Empire ottoman en 1920, reconnaît des massacres mais récuse le terme de génocide, évoquant une guerre civile en Anatolie, doublée d'une famine, dans laquelle 300.000 à 500.000 Arméniens et autant de Turcs ont trouvé la mort.
La Turquie est aussi le principal soutien de l'Azerbaïdjan, le voisin et rival historique de l'Arménie. Bakou et Erevan ont mené deux guerres pour le contrôle de l'enclave du Nagorny Karabakh, l'une à la chute de l'URSS dans les années 1990 et l'autre en 2020.
En décembre 2021, l'Arménie et la Turquie ont nommé des émissaires afin de normaliser leurs relations, une volonté que les deux pays avaient déjà affichée en 2009 en signant un accord en ce sens.
L'Arménie n'avait cependant jamais ratifié cet accord et s'était retirée du processus en 2018.
Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a eu mercredi un rare entretien téléphonique avec le dirigeant turc Recep Tayyip Erdogan, a annoncé son service de presse, les deux Etats affichant leur volonté de rapprochement malgré des tensions historiques. L'Arménie et la Turquie n'ont jamais officiellement établi de relations diplomatiques et leur frontière commune est fermée depuis les années 1990.
Leurs relations sont empoisonnées par les massacres d'Arméniens commis lors de la Première guerre mondiale dans l'Empire ottoman, ancêtre de la Turquie, ce qu'Erevan et de nombreux pays considèrent comme un génocide, un terme qu'Ankara rejette.
M. Pachinian et Erdogan ont "discuté du processus de normalisation des relations bilatérales", selon un...

