Des élèves dans une école d'Abra, à Saïda, au Liban-Sud, le 3 octobre 2022. Photo Mountasser Abdallah
Le syndicat des enseignants des écoles publiques a annoncé vendredi que ses membres chargés de l'enseignement dispensé l'après-midi, principalement destiné aux élèves syriens, se mettront en grève pour une semaine à partir de lundi pour réclamer de meilleures conditions de vie et de travail.
Dans un communiqué, le syndicat a affirmé que leur revendication permanente est "le rétablissement de la valeur des salaires". Il a en outre demandé d'être exempté de la condition de présence à l'école pour recevoir des primes en dollars pendant les mois d'été. Le syndicat a également exigé que le ministère de l'Éducation paie les indemnités de transport en retard.
Par ailleurs, les enseignants du public demandent à l'Unicef et aux pays donateurs "de cesser de jouer le rôle du ministère de l'Education et de mettre fin à la discrimination en faveur des réfugiés syriens, au détriment de l'éducation des élèves libanais". Le syndicat a également accusé l'Unicef et les pays donateurs de "donner de l'argent aux réfugiés [syriens] dans le but de pousser à fusionner les classes d'élèves libanais et syriens, ce que nous refusons, car cela risque de conduire à une implantation masquée" des réfugiés.
Depuis la fin de l'année dernière, les primes accordées à tous les enseignants du public sont toutefois payées par les pays donateurs et l'Unicef, qu'ils donnent cours aux élèves syriens ou libanais.
Le syndicat a encore réclamé que les jours de grève leur soient payés. Il a également déclaré qu'ils allaient faire passer les examens aux élèves mais ne les corrigeraient pas, et que les politiciens "porteraient la responsabilité" de tout report des examens officiels.

