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Monde - Conflit

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU dénonce les déportations d’enfants ukrainiens par Moscou

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU dénonce les déportations d’enfants ukrainiens par Moscou

Un blindé ukrainien près de Bakhmout, le 3 aril 2023. Genya Savilov/AFP

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a exigé mardi de la Russie qu’elle permette aux organisations internationales de rendre visite aux enfants et autres civils « qui ont été déportés de force » en Ukraine vers des territoires contrôlés par Moscou.

La résolution adoptée mardi demande à Moscou de « cesser le transfert forcé illégal et la déportation de civils et d’autres personnes protégées à l’intérieur de l’Ukraine ou vers la Fédération de Russie (...), en particulier d’enfants, y compris ceux qui sont placés en institution, ceux qui ne sont pas accompagnés et ceux qui sont séparés ». Le texte a été adopté par 28 voix pour, 17 abstentions et deux contre (Chine et Érythrée).

Selon Kiev, 16 221 enfants ont été déportés en Russie jusqu’à fin février, des chiffres que la Commission de l’ONU n’a pas pu vérifier.

Ce sujet a été au cœur des débats pendant les plus de cinq semaines de session du Conseil, la mission ukrainienne et ses alliés ayant multiplié les déclarations à ce sujet.

Le texte de la résolution demande à la Russie d’accorder aux représentants et aux collaborateurs des organismes internationaux d’aide humanitaire et de droits humains « un accès sans entrave, immédiat, durable et sûr, de fournir des informations fiables et complètes sur le nombre et le lieu où se trouvent ces civils, et de garantir qu’elles soient traitées de façon digne et leur retour sans danger ».

La résolution demande également à la Russie d’accorder un accès « sans entrave, immédiat et durable » à tous les prisonniers de guerre et autres personnes « détenues illégalement ».

Le texte voté proroge par ailleurs d’un an le mandat de la Commission de l’ONU chargée d’enquêter sur les violations des droits humains commises en Ukraine depuis le début de l’invasion russe le 24 février 2022.

Le 16 mars, la Commission avait conclu dans un rapport publié à Genève que « les situations qu’elle a examinées concernant le transfert et la déportation d’enfants, à l’intérieur de l’Ukraine et vers la Fédération de Russie respectivement, violent le droit international humanitaire et constituent un crime de guerre ». Le lendemain de la publication de ce rapport, la Cour pénale internationale (CPI), qui siège à La Haye, avait annoncé avoir émis un mandat d’arrêt contre le président russe Vladimir Poutine pour le crime de guerre de « déportation illégale » d’enfants ukrainiens depuis le début de l’invasion russe.

Le port d’Odessa attaqué

Sur le terrain, des drones russes ont frappé le port ukrainien d’Odessa, sur la mer Noire, et ont fait des « dégâts », ont annoncé tôt mardi les autorités locales. « L’ennemi vient de frapper Odessa et le district d’Odessa avec des attaques d’UAV » (véhicules aériens sans pilote), a indiqué l’administration locale dans un communiqué publié sur Facebook. « Il y a des dégâts », a-t-elle ajouté, sans plus de précisions. Citant le chef de l’administration militaire du district d’Odessa, Youriï Kruk, le communiqué indique que les forces de défense aérienne de l’Ukraine sont à l’œuvre et met en garde contre la possibilité d’une deuxième vague d’attaques.

Odessa était une destination de vacances privilégiée pour de nombreux Ukrainiens et Russes avant le déclenchement de l’invasion de l’Ukraine en 2022.

Depuis le début du conflit, Odessa a été bombardée à plusieurs reprises par les forces russes. En janvier, l’Unesco a inscrit le centre historique d’Odessa sur la liste du patrimoine mondial en péril.

Source : AFP

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a exigé mardi de la Russie qu’elle permette aux organisations internationales de rendre visite aux enfants et autres civils « qui ont été déportés de force » en Ukraine vers des territoires contrôlés par Moscou.La résolution adoptée mardi demande à Moscou de « cesser le transfert forcé illégal et la déportation de civils et d’autres personnes protégées à l’intérieur de l’Ukraine ou vers la Fédération de Russie (...), en particulier d’enfants, y compris ceux qui sont placés en institution, ceux qui ne sont pas accompagnés et ceux qui sont séparés ». Le texte a été adopté par 28 voix pour, 17 abstentions et deux contre (Chine et Érythrée).Selon Kiev, 16 221 enfants ont été déportés en Russie jusqu’à fin février, des...
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