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Dernières Infos - Frontière maritime

Geagea : "C'est la première et la seule fois que le Hezbollah a agi logiquement"


Geagea :

Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea. Photo d'archives AFP

Le chef des Forces libanaises Samir Geagea a estimé lundi que "c'est la première et la seule fois que le Hezbollah a agi logiquement, considérant qu'il existe un accord où réside l'intérêt du Liban", alors qu'il s'exprimait au sujet de la délimitation de la frontière maritime lors d'une interview avec al-Hadath.

Cependant, M. Geagea a également estimé que "le Hezbollah a encouragé la démarcation de la frontière afin de confier l'exploration à une société et par la suite lui emprunter de l'argent, afin de financer l'État au lieu de s'adresser à la Banque mondiale."

Le Liban et Israël ont entamé des négociations indirectes depuis deux ans, via une médiation des Etats-Unis, pour délimiter leur frontière maritime et ainsi lever les obstacles à l'exploration et à l'exploitation des gisements de gaz offshore. La présidence libanaise a annoncé samedi qu'Amos Hochstein a remis le jour même la proposition aux responsables au Liban, après d'intenses négociations indirectes ces derniers mois entre les deux parties. Lundi, une réunion a eu lieu entre le chef de l'Etat Michel Aoun, le président du Parlement Nabih Berry et le Premier ministre désigné Nagib Mikati pour discuter de cette proposition. Le vice-président du Parlement libanais, Elias Bou Saab a annoncé que le Liban demandera des amendements d'ici demain au plus tard.

Election présidentielle

En ce qui concerne la prochaine élection présidentielle, M. Geagea a déclaré que "les données ne sont pas encore claires en ce qui concerne la présidentielle, étant donné que l'autre partie est déterminée à la perturber en raison de gros problèmes qu'elle rencontre au sein de son équipe". M. Geagea a accusé le Hezbollah de vouloir "trier sur le volet" le prochain président du Liban, "tout comme ils l'ont fait avec Michel Aoun. Ils veulent un président qui puisse mettre en œuvre ce que le Hezbollah veut, et non un véritable chef de l'État libanais." Il a dans ce cadre estimé que le Hezbollah pourrait recourir à "une vacance présidentielle." Il a noté d'autre part que "l'opposition a l'intention de parvenir à une élection présidentielle dans les délais constitutionnels, et dès la première session nous avons vu que nous avons du travail à faire pour unir les rangs."

A l'issue de la première séance électorale organisée jeudi dernier, aucun président n'avait été élu par les 122 députés présents sur les 128 que compte l'Assemblée. Soixante-trois parlementaires avaient glissé un bulletin blanc dans l'urne, et le député de Zghorta Michel Moawad avait récolté le plus de voix avec 36 suffrages. En pleine crise économique, le Liban doit élire un président avant la fin du mois, le mandat du chef de l'État Michel Aoun expirant le 31 octobre. La session du Parlement a ensuite été ajournée en raison d'une absence de quorum, un certain nombre de députés s'étant retirés de la séance. "Nous déployons de nombreux efforts pour unifier les rangs de l'opposition, et nous, les Forces libanaises, avons pris l'initiative à ce sujet en renonçant à notre candidature alors que nous sommes le bloc le plus important au Parlement", a-t-il noté.

M. Geagea a conclu en disant que les blocs parlementaires sont les premiers responsables de l'arrivée d'un président souverain capable d'approuver les réformes, et ce n'est qu'alors que les investisseurs arabes et occidentaux reviendront au Liban.



Le chef des Forces libanaises Samir Geagea a estimé lundi que "c'est la première et la seule fois que le Hezbollah a agi logiquement, considérant qu'il existe un accord où réside l'intérêt du Liban", alors qu'il s'exprimait au sujet de la délimitation de la frontière maritime lors d'une interview avec al-Hadath.Cependant, M. Geagea a également estimé que "le Hezbollah a encouragé la...