Le président américain Joe Biden prononce un discours à la Maison Blanche à Washington, le 20 septembre 2022. REUTERS/Jonathan Ernst
Joe Biden entend aborder lors de l'Assemblée générale des Nations unies la question d'une réforme du Conseil de sécurité, devenue un cheval de bataille pour les Américains depuis l'invasion de l'Ukraine, a indiqué son principal conseiller diplomatique mardi.
Le président américain "va parler sérieusement de la question d'une réforme du Conseil de sécurité à New York", a dit Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, lors d'un point presse à la veille du discours de Joe Biden.
"Nous déterminons encore si ce sera de manière publique ou lors d'entretiens avec le secrétaire général (de l'ONU) et d'autres", a-t-il ajouté, en indiquant qu'il était toutefois "très possible" que Joe Biden s'exprime en public à ce sujet.
La question d'une réforme du Conseil de sécurité ressurgit à chaque crise internationale, lorsque l'un des cinq membres permanents (Etats-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni et France) utilise son droit de veto pour bloquer l'une ou l'autre résolution.
Mais la manière dont Moscou a utilisé le sien depuis l'invasion de l'Ukraine a poussé Washington a prendre le sujet à son compte, et à plaider pour un élargissement.
Joe Biden va également faire "de nouvelles annonces significatives sur la manière dont les Etats-Unis vont investir contre l'insécurité alimentaire", a encore indiqué le conseiller.
Plus généralement, le président américain entend rallier le plus grand nombre de pays autour d'une condamnation de l'invasion de l'Ukraine, après que de grands pays émergents ont publiquement pris leurs distances avec la Russie récemment.
"Ce qu'il va vraiment mettre en avant à propos de l'Ukraine, ce sera le principe fondateur au coeur de la charte des Nations unies, selon lequel un pays ne peut pas conquérir ses voisins par la force", a dit Jake Sullivan.
"Chaque Etat, démocratie ou autocratie, a ratifié les principes de la charte des Nations unies (...) C'est une manière de s'adresser à tous les pays rassemblés dans cette salle, y compris les pays qui ont exprimé récemment plus de préoccupation et plus de distance vis-à-vis de la Russie", a-t-il expliqué.

