Une Palestinien devant la centrale électrique de Gaza, le 15 février 2018. AFP PHOTO / MOHAMMED ABED
L'unique centrale électrique de Gaza risque de fermer en raison d'un manque de carburant, a mis en garde jeudi son directeur, au troisième jour du bouclage complet de l'enclave palestinienne par Israël.
L'armée israélienne a ordonné mardi la fermeture des passages frontaliers avec la bande de Gaza, craignant des attaques après l'arrestation la veille d'un chef du Jihad islamique, groupe islamiste armé palestinien, en Cisjordanie occupée. "Si le diesel industriel (...) n'entre pas aujourd'hui ou demain, la centrale cessera de produire de l'électricité car il n'y a pas assez (de carburant) pour la faire fonctionner", a déclaré son directeur général Rafiq Maliha.
Bordée par l'Egypte, la mer méditerranée et Israël, l'enclave est soumise à un blocus israélien depuis la prise du contrôle du territoire par le mouvement islamiste Hamas en 2007.
Les mesures israéliennes, assez rares, ont ralenti la livraison de diesel, généralement acheminé par camion depuis l'Egypte ou Israël, nécessaire pour alimenter la centrale électrique de Gaza.
Les 2,3 millions d'habitants du territoire sont régulièrement confrontés à des coupures d'électricité. Le semaine dernière ils n'ont eu que 10 heures d'électricité par jour en moyenne, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).
La fermeture des passages frontaliers contraint par ailleurs des milliers de gazaouis, titulaires de permis de travail en Israël, à rester chez eux.
Environ 50 personnes quittant normalement quotidiennement l'enclave pour des soins, ont également été affectées, selon l'Organisation mondiale de la santé.
Le Cogat, l'organe du ministère israélien de la Défense qui supervise les activités civiles dans les Territoires palestiniens, n'a pas répondu dans l'immédiat à une question de l'AFP sur l'impact du bouclage de Gaza.
Le Premier ministre israélien Yaïr Lapid doit tenir de nouvelles discussions sécuritaires jeudi concernant ces mesures, imposées à la suite d'une opération militaire lundi à Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967.
Les forces de sécurité israéliennes y ont arrêté Bassam Saadi, un responsable du Jihad islamique.
Lors de l'opération, un Palestinien de 17 ans, Dhourar al-Kafrini, a été tué par des tirs israéliens.
L'armée israélienne a ordonné mardi la fermeture des passages frontaliers avec la bande de Gaza, craignant des attaques après l'arrestation la veille d'un chef du Jihad islamique, groupe islamiste armé palestinien, en Cisjordanie occupée. "Si le diesel industriel (...) n'entre pas aujourd'hui ou demain, la centrale cessera de produire de l'électricité car il n'y a pas assez (de carburant) pour la faire fonctionner", a déclaré son directeur général Rafiq Maliha.Bordée par l'Egypte, la mer méditerranée et Israël, l'enclave est soumise à un blocus israélien depuis la prise du contrôle du territoire par le mouvement...


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