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Israël n'a pas "le droit de dicter ses conditions au Liban", affirme le Hezbollah

Israël n'a pas

« Nos votes et nos roquettes sont précis », peut-on lire sur un panneau du Hezbollah, à la frontière du Liban avec Israël. JALAA MAREY / AFP

Le groupe parlementaire du Hezbollah a affirmé jeudi qu'Israël n'avait pas "le droit de dicter ses conditions au Liban" appelant l'Etat libanais à "profiter de la résistance". 

"L'ennemi sioniste n'a pas le droit de dicter ses conditions au Liban de quelque manière que ce soit ni dans aucun domaine, et les personnes concernées dans l'État doivent profiter de la résistance et de sa volonté d'éviter tout affaiblissement de la position libanaise", peut-on lire dans un communiqué diffusé par le groupe du Hezbollah à l'issue de sa réunion hebdomadaire. 

La tension entre le Liban et Israël est montée d'un cran lorsque, début juillet, le Hezbollah a lancé trois drones en direction du champ de Karish qu'Israël veut exploiter, des engins qui ont été abattus. Par la suite, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah avait clairement menacé l'Etat hébreu de guerre, avant de relativement tempérer ces menaces, après les craintes que ses déclarations avaient suscitées au Liban. Le litige frontalier entre les deux pays bat son plein depuis l’arrivée, il y a plus d’un mois, d’une unité d’extraction gazière au champ de Karish qui pourrait se trouver dans une zone contestée par le Liban s’il officialise ses revendications maximalistes, à savoir la ligne 29.  

Par ailleurs, le groupe parlementaire a appelé tous ses "partenaires, à assumer leurs responsabilités nationales en formant un gouvernement et en élisant un nouveau président de la République".

Le groupe appelle aussi "le gouvernement et les acteurs du secteur public à tout mettre en œuvre pour parvenir à un accord concernant les indemnités et avantages financiers nécessaires en cette période difficile, en attendant que le secteur public reçoive les droits et avantages qu'il mérite". 

Enfin, il affirme qu'il faut "porter une attention particulière à la question de la farine et du pain afin que soit assurée une distribution équitable de la farine et d'empêcher tous les abus et la contrebande". 

Depuis plus d'un mois, les fonctionnaires du secteur public sont en grève ouverte et réclament une réévaluation des salaires et la possibilité de bénéficier pleinement des indemnités et aides auxquels ils ont droit, dans un Liban en pleine crise économique où les prix ont explosé. Depuis plusieurs semaines, des queues interminables se forment devant les boulangeries sur l'ensemble du territoire, tandis que des bagarres et des incidents sont régulièrement signalés. Certains s'adonnent à la contrebande et revendent au marché noir des paquets de pain à des prix bien plus élevés que les tarifs officiels.


Le groupe parlementaire du Hezbollah a affirmé jeudi qu'Israël n'avait pas "le droit de dicter ses conditions au Liban" appelant l'Etat libanais à "profiter de la résistance". "L'ennemi sioniste n'a pas le droit de dicter ses conditions au Liban de quelque manière que ce soit ni dans aucun domaine, et les personnes concernées dans l'État doivent profiter de la résistance et de sa volonté d'éviter tout affaiblissement de la position libanaise", peut-on lire dans un communiqué diffusé par le groupe du Hezbollah à l'issue de sa réunion hebdomadaire. La tension entre le Liban et Israël est montée d'un cran lorsque, début juillet, le Hezbollah a lancé trois drones en direction du champ de Karish qu'Israël veut exploiter, des engins qui ont été abattus. Par la suite, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah avait...