Le drapeau de l'ONU au siège de l'organisation à New York. Photo d'illustration AFP
Un accord est intervenu entre les 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU pour prolonger de six mois le mécanisme d'aide humanitaire transfrontalière, comme le voulait la Russie face à l'Occident qui réclamait un an d'extension, a-t-on appris lundi de sources diplomatiques.
Ce mécanisme a expiré dimanche soir. Un vote du Conseil de sécurité est attendu dans la soirée de lundi pour confirmer la prolongation du dispositif et prévoir son renouvellement en janvier pour à nouveau six mois sous condition de l'adoption d'une nouvelle résolution, ont précisé des diplomates à l'AFP. Le texte objet d'un consensus prévoit la reprise par l'ONU de l'utilisation du point de passage de Bab al-Hawa, situé à la frontière entre la Syrie et la Turquie.
Le projet de résolution rédigé par l'Irlande et la Norvège demande aussi un rapport spécial au secrétaire général de l'ONU sur les besoins humanitaires au plus tard le 10 décembre et exige de sa part un exposé régulier tous les deux mois sur l'application du dispositif transfrontalier et de celui qui prévoit l'acheminement d'une aide humanitaire à partir de Damas au travers des lignes de front.
"On va adopter notre projet avec une modification minime", a indiqué à l'AFP l'ambassadeur russe adjoint à l'ONU, Dmitry Polyanskiy. La Russie avait mis son veto vendredi à un projet des Occidentaux, soutenu par le reste du Conseil de sécurité, prévoyant une extension du mécanisme transfrontalier d'un an. "Nous allons adopter la résolution" confirmant cet accord du Conseil pour six mois, a déclaré un ambassadeur d'un pays influent au sein de cette instance, en réclamant l'anonymat. Pour être adopté, un texte doit recueillir au moins neuf voix sur quinze sans vote négatif d'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, France, Royaume Uni, Russie, Chine).
Veto, élément clé
Le dispositif transfrontalier de l'ONU est en vigueur depuis 2014 et vient en aide, via le point de passage de Bab al-Hawa à plus de 2,4 millions de personnes dans la région d'Idleb (nord-ouest) sous contrôle de groupes jihadistes et des rebelles. Dans le passé, il lui était déjà arrivé d'être prolongé pour six mois seulement même si ce délai court complique la gestion de l'acheminement de l'aide et sa planification.
Ces dernières semaines, des dizaines d'ONG et plusieurs hauts responsables de l'ONU avaient lancé des appels pour que le dispositif transfrontalier soit prolongé d'un an. Ces dernières années, Moscou a eu recours à plusieurs reprises à son droit de veto pour réduire considérablement le mécanisme qui ne fonctionne plus aujourd'hui que par Bab al-Hawa, contre quatre points frontaliers avec la Turquie, la Jordanie et l'Irak il y a encore deux ans.
Le veto russe, clé depuis longtemps dans le dossier syrien, était vendredi le 17e depuis le déclenchement de la guerre en Syrie en 2011. Pour Moscou, ce dispositif viole la souveraineté de la Syrie. L'acheminement de l'aide vers le nord-ouest du pays ne devrait s'effectuer qu'à partir de Damas à travers les lignes de front, juge la Russie. Mais à ce jour, l'ONU considère que les deux dispositifs, transfrontalier et à travers les lignes de front, doivent coexister, le deuxième ne suffisant pas à acheminer toute l'aide nécessaire au nord-ouest.
Ce mécanisme a expiré dimanche soir. Un vote du Conseil de sécurité est attendu dans la soirée de lundi pour confirmer la prolongation du dispositif et prévoir son renouvellement en janvier pour à nouveau six mois sous condition de l'adoption d'une nouvelle résolution, ont précisé des diplomates à l'AFP. Le texte objet d'un consensus prévoit la reprise par l'ONU de l'utilisation du point de passage de Bab al-Hawa, situé à la frontière entre la Syrie et la Turquie.Le projet de résolution rédigé par l'Irlande et la Norvège demande aussi un...

